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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 06:09
Reprenons la présentation de la bataille de Hattin entamée jeudi dernier, dans laquelle était présent Ogier d'Anglure dont nous racontons l'histoire.

Aux alentours de la ville de Séfourièh, environ 25 000 hommes, dont 1/5 de cavalerie, sont regroupés sur la colline. Ils
sont à l'abri de toute attaque et disposent là de vivres en quantité et, grâce aux fontaines de la cité, d'eau à volonté.
Pour forcer les Francs à venir à lui, Saladin imagine un stratagème astucieux. Il fait attaquer la cité de Tibériade où se trouve toujours la comtesse Echive, l'épouse de Raymond de Tripoli. Ses troupes réussissent à prendre la ville basse, qui est incendiée, et poussent la population à se réfugier dans la forteresse, tout en laissant passer des messagers qui rejoignent l'armée franque, à Séfourièh distante de Tibériade d'environ 27 kilomètres. Saladin espère ainsi pousser les Francs à l’affrontement avant que ses propres troupes ne se débandent.
Dans un premier temps, les Francs ne se précipitent pas. Raymond de Tripoli pense que la forteresse peut résister le temps de battre les troupes de Saladin, de plus, il considére qu'une telle entreprise est périlleuse. La route était difficile et l’eau peu abondante. Renaud de Châtillon accuse Raymond de lâcheté : « Je ne doute pas un seul instant que tu aimes les Musulmans et que tu cherches à nous effrayer par leur nombre » et le maître des templiers, Gérard de Ridefort, finit par convaincre le roi de Jérusalem de mettre l'armée en branle.
L'armée franque, divisée en trois corps, se met en route le 1er juillet. Les hommes souffrent de la chaleur et les réserves d'eau sont vite épuisées. Saladin avait pris soin de faire combler les puits et d'empoisonner les trous d'eau. Sans jamais engager le combat, des cavaliers, les harcelèrent de tous côtés de leurs flèches, et ralentissent la marche. Cette tactique réussit si bien, qu'au soir du 3 juillet, Guy de Lusignan propose de rejoindre le village de Hattin où se trouve l'un des rares points d'eau. Mais Saladin devine le projet et lui barre la route. À la nuit tombée, les Francs sont obligés de bivouaquer parmi les pierres brûlantes, sur le sable desséché. Leurs outres sont vides. Toute la nuit, ils sont harcelés, et doivent veiller pour la troisième nuit consécutive
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