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18 octobre 2008 6 18 /10 /octobre /2008 06:00
A vaillant cuer, rien d'impossible était la dévise de Jacques coeur, né à Bourges en 1395 et mort en 1451. Doué d'un étonnant sens des affaires, il amassa une immense fortune qui lui permis de prêter au roi lui même. En 1449 par exemple il prêta à Charles VII 20 000 couronnes pour financer sa lutte contre les anglais. Il prouvait ainsi sa devise.

Mais devenu trop puissant et donc génant, ses biens furent confisqués, il fut condamné au bannissement perpétuel, mais réussit à se mettre au service du pape Calixte III. Il mourru en 1451 lors d'une expédition contre les turcs.
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17 octobre 2008 5 17 /10 /octobre /2008 06:51
Voici une nouvelle rubrique du vendredi  ou je vais essayer de mettre les belles lignes qui ont décrit l'escrime. Il m'était impossible de ne pas commencer par le bourgeois gentilhomme.

cène II

MAÎTRE D'ARMES, MAÎTRE DE MUSIQUE, MAÎTRE à DANSER, MONSIEUR JOURDAIN, DEUX LAQUAIS.

MAÎTRE D'ARMES, après lui avoir mis le fleuret à la main: Allons, Monsieur, la révérence. Votre corps droit. Un peu penché sur la cuisse gauche. Les jambes point tant écartées. Vos pieds sur une même ligne. Votre poignet à l'opposite de votre hanche. La pointe de votre épée vis-à-vis de votre épaule. Le bras pas tout à fait si étendu. La main gauche à la hauteur de l'œil. L'épaule gauche plus quartée. La tête droite. Le regard assuré. Avancez! Le corps ferme. Touchez-moi l'épée de quarte, et achevez de même! Une, deux. Remettez-vous! Redoublez de pied ferme! Une, deux. Un saut en arrière. Quand vous portez la botte, Monsieur, il faut que l'épée parte la première, et que le corps soit bien effacé. Une, deux. Allons, touchez-moi l'épée de tierce, et achevez de même. Avancez. Le corps ferme. Avancez. Partez de là. Une, deux. Remettez-vous. Redoublez. Une, deux. Un saut en arrière. En garde, Monsieur, en garde.

Le Maître d'armes lui pousse deux ou trois bottes, en lui disant: "En garde" .

MONSIEUR JOURDAIN: Euh?

MAÎTRE DE MUSIQUE: Vous faites des merveilles.

MAÎTRE D'ARMES: Je vous l'ai déjà dit, tout le secret des armes ne consiste qu'en deux choses, à donner, et à ne point recevoir; et comme je vous fis voir l'autre jour par raison démonstrative, il est impossible que vous receviez, si vous savez détourner l'épée de votre ennemi de la ligne de votre corps: ce qui ne dépend seulement que d'un petit mouvement du poignet ou en dedans, ou en dehors.

MONSIEUR JOURDAIN: De cette façon donc, un homme, sans avoir du cœur, est sûr de tuer son homme, et de n'être point tué.

MAÎTRE D'ARMES: Sans doute. N'en vîtes-vous pas la démonstration?

MONSIEUR JOURDAIN: Oui.

MAÎTRE D'ARMES: Et c'est en quoi l'on voit de quelle considération nous autres nous devons être dans un état, et combien la science des armes l'emporte hautement sur toutes les autres sciences inutiles, comme la danse, la musique, la.

MAÎTRE à DANSER: Tout beau, Monsieur le tireur d'armes: ne parlez de la danse qu'avec respect.

MAÎTRE DE MUSIQUE: Apprenez, je vous prie, à mieux traiter l'excellence de la musique.

MAÎTRE D'ARMES: Vous êtes de plaisantes gens, de vouloir comparer vos sciences à la mienne!

MAÎTRE DE MUSIQUE: Voyez un peu l'homme d'importance!

MAÎTRE à DANSER: Voilà un plaisant animal, avec son plastron!

MAÎTRE D'ARMES: Mon petit maître à danser, je vous ferais danser comme il faut. Et vous, mon petit musicien, je vous ferais chanter de la belle manière.

MAÎTRE à DANSER: Monsieur le batteur de fer, je vous apprendrai votre métier.

MONSIEUR JOURDAIN, au Maître à danser: ètes-vous fou de l'aller quereller, lui qui entend la tierce et la quarte, et qui sait tuer un homme par raison démonstrative?

MAÎTRE à DANSER: Je me moque de sa raison démonstrative, et de sa tierce et de sa quarte.

MONSIEUR JOURDAIN: Tout doux, vous dis-je.

MAÎTRE D'ARMES: Comment? petit impertinent.

MONSIEUR JOURDAIN: Eh! mon Maître d'armes!

MAÎTRE à DANSER: Comment? grand cheval de carrosse.

MONSIEUR JOURDAIN: Eh! mon Maître à danser.

MAÎTRE D'ARMES: Si je me jette sur vous.

Didier et moi, avons eu la chance d'interprêter cette scène en juin 2008 avec Patrice VION au théâtre Cyrano de Bergerac de Sannois, que du plaisir
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16 octobre 2008 4 16 /10 /octobre /2008 06:44
L'enjeu est tel que se multiplie les ouvrages en italien et en français sur ces thèmes. Parfois les auteurs condament les duellistes mais le plus souvent encore ils produisent des typologies des défis et servent véritablement de guides pratiques. Si Montaigne, au livre II des essais, considère que le duel ne sert qu'à "nous entreruiner, contre les lois et la justice", d'autres s'attachent plutôt à rédiger des grammaires morales du défi. Certains manuels d'escrime, comme celui de Vincentio Saviolo, en 1595, intègrent également des chapitres sur les cartels et les façons d'y répondre.

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15 octobre 2008 3 15 /10 /octobre /2008 06:29
Au fur et à mesure que l'incertitude pratique sur la définition du gentilhomme s'accroît, à la fin du XVIe siècle, les duels se développent. La nature du défi entre deux personnes qui vont s'affronter à l'épée démontre que la question de la vérité devient centrale. En français le defi s'appelle un démenti, en italien une mentita et, en anglais provoquer en duel se dit "to give the lie". tout se résume à une affaire de réthorique. Il faut amener l'aderversaire à se trouver dans la situation de proférer ce qui est considéré comme un mensonge : "tu dis cela de moi, donc tu mens, défends toi". Celui qui lance le cartel doit abandonner cependant le choix des armes à l'offensé, avantage non négligeable.
Un auteur anglais du début du XVIIe siècle, Lodowyck Bryskett explique bien ce qui se passe alors "Il est réputé si honteux de se faire appeler menteur que la première insulte est réduite à néant par le démenti ;  et celui qui le reçoit est à ce point mis en cause dans son honneur et dans sa réputation qu'il ne peut se décharger de cette accusation sans frapper celui qui l'a provoqué ou sans le défier en duel".
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14 octobre 2008 2 14 /10 /octobre /2008 06:26
Le poids total d’un fleuret prêt à être utilisé est inférieur à 500 g ; sa longueur totale maximum est 110 cm. La lame est à section quadrangulaire et d'une longueur maximum de 90 cm. La coquille doit avoir une circonférence comprise entre 9.5 et 12 cm. La lame doit passer exactement en son centre.

Il existe plusieurs types de poignées, la conventionnelle « poignée droite » longiligne légèrement courbée et la poignée dite « orthopédique. » Celles-ci se déclinent en différentes versions : italiennes, allemandes, hongroises… La première est généralement préférée pour l'apprentissage tandis que la seconde, qui permet une utilisation plus importante de la force du fait que le poignet n'est plus solidaire de l'axe de la lame, se retrouve plus fréquemment en compétition.

La lame du fleuret électrique est parcourue par un fil logé dans une rainure. Ce fil doit relier la pointe qui comporte un ressort destiné à régler le seuil de déclenchement d'une touche à la broche située à l'intérieur de la coquille.

La sensibilité pour une touche est actuellement d'au moins 500 grammes pour les compétitions de cette discipline.
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13 octobre 2008 1 13 /10 /octobre /2008 06:10
Ca y est le rythme a repris avec beaucoup de sérieux cette année. Le groupe est plus petit mais plus concentré. Il manquait Neile, Claude, Jacky pour les confirmer. Christine L, bléssé, a fait l'observatrice. Et nous avons commencé aussi à arroser nos efforts. C'est comme cela qu'ils poussent mieux. William a fêté son permis de conduire.

J'éprouve un grand plaisir à travailler dans ce groupe. L'année sera certainement moins chargée en prestation mais va permettre à chacun de continuer ses progrès. Quelques points d'orgue s'annoncent dont un son et lumière, mais Martine et Isabel ne pourront peut-être pas le faire. A moins qu'elles n'arrivent à se libérer après les ateliers de l'autre coté du mirroir.

L'autre coté qui joue a Ermont bientôt (en novembre)... A suivre.

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12 octobre 2008 7 12 /10 /octobre /2008 06:30
Un nouveau jeu du dimanche :

Quel est le lien entre l'hopital "quinze vingt" et notre pratique favorite l'escrime ?
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11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 06:22
Chaillot était un village situé hors de Paris, dans les faubourgs en 1659, et introduit dans l'enceinte de la capitale en 1787. On considérait, à l'époque, les habitants de Chaillot, ainsi que ceux des villages alentour, comme de "gentils campagnards", pas bien malins, un peu ahuris sinon fous... devant les merveilles de la capitale. Il en naquit l'expression folle de Chaillot traduisant la supériorité intellectuelle de l'homme de la ville sur l'homme de la campagne.

Que dire des cormeillais...
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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 06:18
Quelques variantes de cette épreuve existent : marcher sur des socs de charrues chauffés à blanc ou retirer d’un chaudron rempli d’eau bouillante un anneau ou une pierre.

Le jugement par l’eau froide était particulièrement utilisé au Moyen Âge. L’accusé était conduit en barque au milieu d’un plan d’eau ou une rivière puis jeté dans l’eau en étant lesté d’une grosse pierre.
Après un certain temps, on repêchait l’accusé. S’il avait survécu (ce qui n’arrivait jamais), c’est qu’il était innocent.
Le fait de remonter à la surface était considéré comme une preuve de culpabilité. Le fait de surnager prouvait  l’intervention du Diable.
D’une manière ou d’une autre, le suspect était condamné.

On comprend mieux pourquoi certaines personnes, coupables ou innocentes, préféraient avouer  plutôt que de subir ce jugement.

Le duel judiciaire est une autre forme de l’ordalie. Il a été pratiqué par les peules germaniques dès le VIe siècle et n’a décliné qu’à partir du XIVe siècle.

Le duel entre le plaignant et le défenseur est une épreuve bilatérale qui se fonde uniquement sur l’intervention divine.
La mort est toujours la sentence du duel. Parfois, le duel judiciaire oppose un homme à un animal.
Celui qui meurt est tout simplement coupable. Celui qui gagne n’a plus qu’à remercier Dieu de lui avoir donné la victoire.
Parmi les duels très célèbres, citons le duel de Macaire et du chien de Montargis. Ce combat a opposé un assassin et le chien de sa victime et c’est l’animal qui remporta la victoire.

 La fin du jugement de Dieu

C’est seulement en 1215 que le IVe concile de Latran interdit d’assortir les ordalies par l’eau et le fer de cérémonies religieuses.
L’Eglise refuse donc officiellement la preuve religieuse. L’ordalie disparut alors de la majorité des Etats d’Europe occidentale.
Mais, elle a ressurgit du XVe au XVIIe siècle pour les cas de sorcellerie.

Le duel judiciaire a perduré beaucoup plus longtemps car c’était un moyen pour la noblesse de démontrer son habilité aux armes.
Le dernier duel de cette sorte s’est officiellement déroulé en 1547.

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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 06:14
L’origine de l’Ordalie

Ce jugement très spécial était déjà présent dans l’Antiquité babylonienne, égyptienne, grecque et romaine.
Cependant, l’ordalie a surtout été pratiquée du Ve au XIIIe siècle en Occident.

Cette procédure s’est répandue en Occident après les invasions du Ve siècle. On considère qu’il s’agit d’une pratique germanique christianisée sur le tard.
Avant cette période, les origines se perdent et l’on ne sait pas d’où provenait exactement cet arbitrage surnaturel.

On sait par contre que l’ordalie a été légitimée par les autorités séculières dès le VIIe siècle. Elle est alors utilisée à l’encontre des laïques et des clercs devant les tribunaux ecclésiastiques et à partir du XIe siècle devant les tribunaux séculiers.

La première mention d’ordalie apparaît dans la loi salique, ou loi des Francs, qui remonte à 510 environ.
Il s’agit de l’épreuve du chaudron, qui consiste à plonge rune main dans l’eau bouillante.

Cependant, dès le IXe siècle, quelques évêques se sont élevés contre un principe qu’ils jugeaient superstitieux.
Malgré tout, la papauté a toléré l’ordalie pendant plusieurs siècles.

 Qu’est ce que l’ordalie ?

Cette procédure représente à la fois la preuve, le jugement, l’exécution et l’épreuve. Elle s’oppose à la preuve objective et se substitue à toute rationalité quand aucune preuve ne peut être établie.

On peut définir l’ordalie comme un arbitrage divin. Elle se fonde sur une idée très simple, voire simpliste : la divinité s’exprime à travers les éléments et elle ne peut favoriser un coupable.
Dieu étant supérieur aux hommes, il ne peut se tromper.

A l’époque, on considérait qu’un coupable préférait avouer sa faute plutôt que de subir l’épreuve.

 La mort n’était pas toujours la sentence ultime. L’ordalie pouvait être cruelle ou inoffensive. Elle pouvait également être appliquée à un seul individu ou de manière collective, être passive ou active.

 Les différentes formes de l’ordalie

Les ordalies les plus inoffensives concernaient  en général plusieurs personnes. L’ordalie de la croix opposait au minimum deux personnes. Chacun devait rester le plus longtemps possible les bras en croix. Le premier qui les baissait démontrait sa culpabilité.

Sous le règne de l’empereur Charlemagne (800-814) et de son fils Louis le Pieux, plusieurs formes d’ordalie se développent dont la plus importante est celle du feu.

Le prévenu saisit avec sa main un fer rouge. Si après le contact avec l’eau ou le métal brûlant, la main présente dans les trois jours qui suivent une belle cicatrisation, c’est que la personne est innocente.
Des plaies indiquent que la personne est coupable.
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