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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 00:01
Quelle est la famille qui a rapporté le plus de médailles olympiques en escrime à la France ?

La photo pourrait-être un indice mais je ne le sais pas en écrivant ce jeu du dimanche 17 août 2008.
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16 août 2008 6 16 /08 /août /2008 06:04
Une expression du samedi olympique...

Ou même s'y endormir. C'est ne pas poursuivre une carrière glorieusement commencé, ou bien compter sur des succès passés pour s'éviter à l'avenir tout effort. Le laurier était l'arbre consacré à Apollon. On en faisait les courronnes  dont on ornait le front des poètes, des généraux victorieux, des empereurs. La Gloire est presque toujours représentée sous les traits d'une femme courronnée de lauriers. On parle des lauriers de la victoire. Cesar, puis Napoléon eurent des couronnes de lauriers d'or...
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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 06:48
Il est des liaisons dont on ne peut se détacher. Et oui un Dumas, avec une description très sympa d'un duel ou le meilleur bretteur reste assis sur son fauteuil. A monter un jours.

Voici le résumé proposé sur le site dumaspère : Jeanne de Valois, comtesse de la Motte, descendante d’Henri III, vit dans la misère jusqu’à ce qu’elle obtienne, à force de sollicitations, la protection de Marie-Antoinette, reine de France, et du cardinal Louis de Rohan. La reine déteste le cardinal de Rohan alors que celui-ci n’a qu’une envie: lui plaire.

La comtesse de la Motte, admise dans l’entourage de la reine, découvre que celle-ci a très envie d’un magnifique collier de diamant mais qu’elle n’ose l’acheter, vu la pauvreté des finances de l’Etat. L’ambitieuse comtesse persuade le cardinal de Rohan qu’offrir ce collier à la reine serait pour lui le moyen de rentrer en grâce auprès d’elle. Il est vrai que Marie-Antoinette, flattée, accepte le bijou mais s’engage à le payer elle-même aux joailliers. 

Et pour en savoir plus cliquez
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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 06:06
Une étude sur la Picardie permet de savoir quels sont les coups portés et donc quelle escrime était pratiqué par les civils. La plupart des coups portés dans les rixes sont des coups de taille plutôt que d'esctoc et la majorité sont des fendants partant du haut vers le bas (d'où le pourcentage important de blessure à la tête et aux épaules). Il faut néanmoins distinguer les coups du plat de l'épée (portés à la tête pour assomer ou sur le reste du corps pour rosser) et ceux, mutilants, voire meurtriers, où l'on utilise le tranchant et la pointe. L'équipement permet de comprendre cette résistance des non-nobles à la mode de l'estoc. Beaucoup utilisent l'épée traditionnelle qu'ils ont pu manier à la guerre et qui peut en outre avoir été transmise sur plusieurs générations. Le système favori des bourgeois dans la première moitié du XVIe siècle semble ainsi avoir été l'épée longue et la rondache. Les nobles ne peuvent pas s'enorgueillir d'être les seuls à porter l'épée. Leur fierté réside dans le sentiment de se situer au premier rang des bretteurs.

Source toujours : Croiser le fer, ed Champ Vallon à acheter.

Image rondache de parement. de la fin du XVIe siècle.
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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 06:51
Pour éviter qu'un climat délétère ne se généralise, monarques et entrepreneurs de guerre tâchent souvent de trouver pour leurs armées de nouveaux champs de bataille ne faisant que transporter ailleurs le problème de la violence. Effrayèes par la soldatesque, les populations de la Renaissance, qui par ailleurs ont accès à des armes fabriquées en masse, moins onéreuses que dans la période précédente, prennent l'habitude de porter l'épée. Dans le même ordre d'idée il ne faut pas s'étonner de comportements violents qui touchent toutes les strates de la société. Il semble donc bien qu'il y ait eu une escrime populaire inspirées des pratiques des champs de bataille, bien plus que des enseignements des salles d'armes des maîtres à la mode qui étaient réservés à l'aristocratie.

En image, épée italienne du XVIe siècle.
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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 06:31
Une deuxième explication peut-être avancée pour expliquer l'engouement pour un équipement justifié par l'autodéfense. Avec le développement des Etats modernes, les armées rassemblent de plus en plus de combattants. Ces derniers, en temps de guerre, sortent de l'ordre social traditionnel. Ils s'accoutument à la violence et au maniement de l'épée. La paix revenue, ils courent le pays. Ces soldats démobilisés sont dangereux; redoutés et redoutables, notamment en raison de l'inaptitude des sociétés civiles contemporaines à les réintégrer en leur sein au temps de chomage.
La panique que font régner les soudards pousse les paysans à s'armer à leur tour en épées qu'ils emportent aux champs, ou en armes de jet (des arcs ou des haches de jet).

En image : longbowmen (anglais) du XVIe siècle s'entrâinant.
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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 06:24
Voici la suite de l'apparition de la gendarmerie.

Toujours issu du site : link

La politique constante de la monarchie, visant à une plus grande centralisation administrative et judiciaire, s’est appuyée notamment sur le développement de la justice prévôtale dans le royaume. Ainsi en 1464, Louis XI, en lutte contre les grands seigneurs féodaux, autorise le prévôt des maréchaux à envoyer des lieutenants dans les provinces pour se faire représenter, d’abord provisoirement puis de manière permanente. Louis XII, dans le contexte en particulier des guerres d’Italie au début du XVIe siècle, crée alors autant d’offices qu’il existe de provinces : celles-ci doivent financer en partie les maréchaussées, commandées par un prévôt général ou un prévôt provincial selon le statut administratif de celles-ci. On peut parler dès lors d’une amorce de sédentarisation de la maréchaussée : un véritable maillage territorial, certes assez lâche et inachevé, se met lentement en place ; ce qui ne va pas bien sûr sans causer parfois des conflits de compétence et de juridiction avec une justice ordinaire trop souvent inefficace et très morcelée, en particulier avec les baillis et sénéchaux.

François Ier, pour renforcer la sécurité des campagnes dans une situation de guerre permanente contre Charles Quint, étend le système des maréchaussées à l’ensemble du royaume en ne liant plus leur implantation à la présence de troupes. Rattachées au tribunal de la Connétablie, celles-ci ont donc un statut militaire (terme il est vrai quelque peu anachronique pour l’époque mais qui reflète les privilèges et exemptions fiscales dont leurs personnels bénéficient) sans être toutefois intégrées à l’armée. L’ « égo-historiographie » traditionnelle de l’Arme considère à ce titre François Ier comme le « Père fondateur de la gendarmerie » par ses réformes législatives successives, en particulier la présente déclaration royale qui redéfinit, d’une manière novatrice et décisive, les missions des prévôts des maréchaux.

La déclaration du 25 janvier 1536 développe considérablement les pouvoirs de la maréchaussée, qui reçoit ainsi ce que l’on a pris pour habitude d’appeler une « compétence mixte ».

Dans un contexte de dégradation importante de la sécurité pour l’ensemble de la population, François Ier étend pour la première fois la compétence des juridictions prévôtales à d’autres criminels qu’aux gens de guerre. Traditionnellement, ne relevaient de la justice des prévôts des maréchaux que les soldats (sauf les officiers qui étaient nobles) pris hors des camps et garnisons, ou ayant rompu tout lien avec leurs corps, c'est-à-dire les déserteurs et pillards qui très souvent écument les campagnes en bandes armées. Les personnes qui suivent les armées, dont la définition reste délibérément assez vague pour ratisser le plus largement possible, relèvent également de la justice prévôtale : ce sont par exemple les trafiquants en tout genre et la tourbe (prostituées, bandits, mendiants, etc.) qui gravitent invariablement à l’époque autour des troupes en campagne.

À tout ce beau petit monde, le roi ajoute par le présent texte les auteurs des crimes de grand chemin, civils ou militaires, vagabonds ou domiciliés ; en somme tous les actes commis par des errants, quels que soient leurs statuts ou métiers, par les récidivistes en particulier, doivent être réprimés par les juridictions prévôtales. Dans la situation générale du XVIe siècle, cette extension paraît tout à fait légitime pour une population qui considère les personnes itinérantes comme la source principale du danger, le vecteur majeur du crime et du désordre : il existe alors une véritable peur du vagabond qui perdurera, quasiment inchangée, dans l’imaginaire social des campagnes jusqu’au XIXe siècle. Une innovation majeure de la déclaration royale de 1536 est l’instruction par les maréchaussées d’affaires concernant des domiciliés, alors qu’auparavant ces individus relevaient de la justice ordinaire. La guerre, l’impuissance des baillis et sénéchaux à assurer efficacement l’ordre et la sécurité à l’intérieur du royaume ont contraint le pouvoir monarchique à prendre ces mesures sévères, éminemment contraires à la tradition juridique en vigueur.

Détaillons maintenant le texte proprement dit de la déclaration du 25 janvier 1536. En introduction, un rappel, ou plutôt un tableau particulièrement sombre, du contexte inquiétant d’insécurité et de chaos est présenté pour justifier l’ordre donné par le roi aux prévôts des maréchaux de punir avec une sévérité accrue les criminels, de quelque condition qu’ils soient (y les domiciliés).

Dans une seconde partie, la maréchaussée reçoit par ailleurs le droit de requérir par différents moyens (cri public, tocsin) le service personnel des habitants afin de prêter main-forte pour l’arrestation des criminels, notamment en flagrant-délit, et l’exécution des mandats de justice, que les coupables soient vagabonds ou non. Une disposition autorise également la maréchaussée à pénétrer dans le domicile d’un individu afin de s’en saisir. Enfin, une excuse légale est établie pour les prévôts et ceux qui les accompagnent au cas où un criminel serait tué ou blessé au cours de son arrestation.

Dans une dernière partie, il est stipulé que le prévôt des maréchaux – dont la compétence en principe devait se limiter aux seuls crimes de grand chemin – doit instruire et procéder également au jugement des autres crimes qu’aurait pu perpétrer le bandit arrêté par lui. Le procès, pour lequel la présence de quatre notables (avocats par exemple) est requise, sera mené indépendamment de toutes les autres juridictions civiles territoriales, qui ne pourront s’opposer au jugement rendu par la justice prévôtale ni même en connaître les arrêts.

Cette déclaration royale donne donc des pouvoirs considérables aux prévôts des maréchaux en autorisant les violations de domicile ou légitimant l’emploi de la force contre un criminel qui opposerait une résistance. Son aspect novateur est confirmé et son application appuyée ensuite par une série d’autres textes, en particulier par les lettres patentes du 26 mai 1537 sur la levée des gens de guerre, dans lesquels sont précisées les missions fondamentales de la maréchaussée - notamment son caractère mixte de force militaire faisant de la police judiciaire principalement civile, son action privilégiée en milieu rural et sur les grands chemins royaux.

De nombreux juristes de l’Ancien Régime se sont constamment indignés contre le droit très étendu d’usage des armes donné à la maréchaussée, contre une justice perçue comme ontologiquement sommaire et ont dénoncé les inévitables conflits d’attribution avec la justice criminelle ordinaire, qui ne cesseront véritablement qu’avec la suppression des juridictions prévôtales en 1790.

Garde Sébastien Horner, département Gendarmerie – Service historique de la Défense
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10 août 2008 7 10 /08 /août /2008 00:01
en quelle année a été introduit le masque à visière aux JO, en quelle matière est la visière et à combien de Newton résiste-t'elle  ? C'est le nouveau jeu du Dimanche.
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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 06:55
Fidèle comme le chien d'Ulysse, vous l'êtes presque pour ce blog si vous lisez cette expression du samedi.

Symbole d'une fidélité émouvante et inégalée, le vieux chien Argos reconnaît Ulysse au moment où celui-ci revient à Ithaque déguisé en mendiant. (voir Odyssée). Il est le seul à le reconnaître immédiatement.

    Argos était couché, couvert de poux. Il reconnut Ulysse en l'homme qui venait et, remuant la queue, coucha les deux oreilles : la force lui manqua pour s'approcher du maître. Ulysse l'avait vu : il détourna la tête en essuyant une larme.

Pénélope, elle-même, l'épouse exemplaire, n'accepta de reconnaître Ulysse qu'après l'avoir soumis à quelques épreuves.
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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 06:42
J'aime tous les livres de Picouli qui a été prof dans une ancienne vie. "La treizième mort du chevalier" est celui qui intègre le plus d'escrime". Il y a en particulier un duel à l'aveugle dont j'aimerai m'inspirer pour un mouvement d'ensemble.

C'est vraiment un livre agréable sur la plage, et le mieux pour les gros lecteurs serait de commencer par celui qui précède l'Enfant Leopard. Mais ce n'est pas indispensable.

Voilà ce qu'en dit Amazon :
En cette année 1799, le chevalier de Saint-George, mulâtre, maître d'escrime et compositeur de musique, est atteint d'un mal qu'il pressent mortel. Et voilà que Beaumarchais - auteur dramatique célèbre, mais sans doute aussi agent diplomatique discret - lui confie le prospectus d'un mystérieux théâtre, l'Extrême-Ambigu... Tel est le point de départ des multiples aventures qui attendent Saint-George, et qui feront tournoyer autour de lui des figures passées ou présentes : la reine Marie-Antoinette, qu'il n'a pu soustraire à l'échafaud, l'énigmatique chevalier d'Eon, avec qui il a un vieux compte à régler, et beaucoup d'autres encore... Dans le prolongement de L'Enfant léopard (prix Renaudot 1999), Daniel Picouly reprend avec bonheur le flambeau du feuilleton populaire, multipliant les péripéties et les jeux de masques dans un véritable feu d'artifice romanesque.
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