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17 juillet 2008 4 17 /07 /juillet /2008 06:53
En 1493, sitôt rejoint Ligny, Bayard eut l'occasion de faire reconnaître sa vaillance et sa bravoure, qui ne tardèrent pas à le rendre célèbre malgré son jeune âge. Il fit « merveille d'armes » dans de nombreux affrontements liés aux guerres d'Italie, sous Charles VIII. Il participa à la bataille de Fornoue (1494). En 1496, son père mourut. "Piquet" prit alors le titre de seigneur de Bayard. Cavalier hors pair, il excellait également comme fantassin, ce qu'il prouva en remportant, en 1503, le duel l'opposant au célèbre capitaine espagnol Alonso de Sotomayor, qui l'accusait de maltraitance durant sa captivité. Six mois plus tôt, en février, il s'était déjà distingué lors d'un combat d'honneur à onze contre onze contre les Espagnols. Bayard devenait le héros des récits que se contaient les soldats pour distraire leur ennui.


Source : wikipédia.
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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 06:52
Arrettons nous un moment sur la vie du chevalier Bayard.

Pierre III Terrail, fils d'Aymon (ou Amon) seigneur de Bayard et de Hélène Alleman-Laval, fait partie de ces personnages historiques dont l'existence exemplaire a donné naissance à une légende qui a traversé les siècles. La perpétuation de ses actes d'éclat et de sa grande bravoure fut assurée par l'un de ses compagnons d'armes, Jacques de Mailles, qui décrivit sa vie dans l'ouvrage La très joyeuse, plaisante et récréative histoire du Chevalier Bayard. La personnalité et la vie de Bayard sont toutes entières résumées dans la célèbre formule « Chevalier sans peur et sans reproche » qui est parvenue jusqu'à nous.
Les Terrail étaient une famille de nobles dauphinois, qui depuis cinq générations avait vu périr quatre de ses membres dans la guerre de Cent Ans. L'art de vivre et de mourir et le sens aigu de l'honneur étaient les valeurs essentielles de cette famille. Quoique nobles, les Terrail ne pouvaient mener grand train, leur domaine se limitant en effet à 28 journaux, soit l'équivalent de 7 hectares. Pierre III Terrail naquit à Pontcharra, au château Bayard, en 1476. Cette demeure, en réalité une simple maison-forte, fut construite au début du xve siècle par l'arrière grand-père de Bayard, Pierre Terrail premier du nom, dit le Vieux. Aîné supposé d'une famille de huit enfants, dont quatre garçons, Bayard dut mener, au sein de cette grande famille, une vie ascétique. S'il put entrevoir une carrière militaire, ce fut grâce à la générosité de son oncle Laurent Alleman, frère de sa mère et évêque de Grenoble. Il débuta tout d'abord par de très modestes études à l'École Cathédrale de la capitale dauphinoise, à l'angle de l'actuelle rue Hache, où il apprit à écrire. En février 1486, âgé de 11 ans, il obtint, toujours grâce à son oncle Laurent Alleman, une place de page à la cour de Charles Ier, Duc de Savoie, où on le surnomma Riquet puis Piquet. Il partit faire son apprentissage des armes à Turin, et termina ses études militaires à la cour de France. En 1493, à l'âge de 17 ans, il entra en qualité d'homme d'armes à la Compagnie du comte de Ligny.

En image : l'armure de Bayard au musée des armées
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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 06:45
L'épée française on le voit opère sur les modes que conseillait quelques années auparavant seulement Pietro Monte : coups de taille (le mot d'estoc dans la première phrase évoque l'arme utilisée, et on la botte), feinte, coup en pointe et resserement de la mesure qui finit en pugilat).

Les guerres d'Italie accélèrent à coup sûr la circulation des pratiques par phénomènes d'imitation. Ce style devait néanmoins encore évoluer en échappant aux seuls théâtres d'opération militaire. Bientôt les hommes de la ville allaient revendiquer pour eux aussi l'art de la pointe.
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14 juillet 2008 1 14 /07 /juillet /2008 06:58
Le combat entre Bayard et Sotomayor atteste l'acculturation des chevaliers français, sous le règne de François 1er, à l'art de l'épée de leurs ennemis italiens ou espagnols :
" Ils s'approchèrent e se ruèrent tous deux chaque un merveilleux coup d'estoc, dont de celui de M. de Bayard fut un peu bléssé don Alonzo au visage en coulant ; si se ruèrent plusieurs coups sans autrement s'atteindre. M de Bayard cognut la ruse de son ennemy, qui, incontinent ses coups rués, se couvront le visage, de sorte qu'il ne luy pouvoir porter dommage, et pour ce, s'advisa d'une finesse ; c'est ainsy que Don Alonzo leva le bras pour ruer un coup, M de Bayard leva aussy tost le sien, mais tint l'estoc en l'air sans jetter son coup, et comme asseuré, qant celuy de son ennemy fut passé, et il put choisir à déscouvert, luy va donner un si merveilleux coup dans la gorge, que, nonobstant la bonté du gorgerin, l'estoc entra dans la gorge de quatre bons doigts, de sorte qu'il ne put le retirer. Don Alonzo, se sentant frappé à mort, laissa son estoc et saisit au corps M de Bayard, qui le prit aussi comme manière de lutte.

Les explications demain
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13 juillet 2008 7 13 /07 /juillet /2008 22:48
Un jeu du dimanche d'actualité :

Combien le dimanche 13 juillet à 00:01, l'équipe de France d'escrime a t'elle gagné de médailles aux championnats d'europe de Kiev.

Voilà un petit jeu gentil pour ce dimanche de juillet.
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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 06:28
L'expression du Samedi

C'est une évidence par trop naïve, une lapalissade dont on ne peut s'empêcher de se moquer. A moins qu'on s'exclame : "La Palice en aurait dire autant !". La Palice était Jacques de Chabannes, seigneur de la Palice et Maréchal de France qui participa sous Charles VIII, Louis XII et François 1er aux guerres d'Italie et qui se distingua à Marignan (1515), à la Bicoque (1522) et au siège de Marseille. Il fût tué à Pavie en 1525, après avoir montré encore une fois sa vaillance.

Ses soldats composèrent alors une chanson qui disait qu'il s'était bravement battu jusqu'au dernier moment, fut déformée. Elle en devint d'une naïveté qui est restée célèbre et qui a fini par être associé à la personnalité même du héros
Monsieur de la Palice est mort
Est devant Pavie
Un quart d'heure avant sa mort
Il était encore en vie.


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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 07:19
Une nouvelle chronique, tous les vendredis, présentant des livres à lire sur la plage.

C'est un des plus fabuleux mystères de l'histoire, celui du trésor des Templiers que Galceran de Born, moine-soldat et enquêteur, s'efforce de percer en ce début du XIVe siècle. Son périple va le mener de Galice jusqu'à Paris pour finir au Portugal, au moment où commence à s'envisager la conquête du Nouveau Monde.

Un très bon roman policier que j'ai aimé lire et qui ne vous fera plus visiter les églises de la même façon.

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10 juillet 2008 4 10 /07 /juillet /2008 06:01
Pierre de Bourdeille, abbé de Brantôme, né vers 1540 à Bourdeilles, Périgord et mort le 15 juillet 1614, dans son château de Richemont à Saint-Crépin-de-Richemont, abbé commendataire et seigneur de Brantôme, était un écrivain français, surtout connu pour ses écrits « légers » relatant sa vie dans la compagnie de gentes dames, un courtisan et un soldat. Par l'épée et par la plume, indifféremment, l'homme guerroyait et folâtrait toujours.
Pierre de Bourdeille est un personnage à plusieurs facettes. En effet, abbé laïque (ou séculier) de Brantôme il s'illustre aussi bien par les armes que par la plume de l'écrivain. Il a beaucoup écrit sur les grands personnages de son temps et des générations immédiatement précédentes. Même s'il n'est pas considéré comme un historien, il sera un chroniqueur du xvie siècle, donnant une vision mordante et vive de son temps.

Source : Wikipédia
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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 06:52
Le legs des premiers manuels médiévaux est capital au début du XVIe siècle. La narration par Brantôme dans ses Discours sur les duels de combats ayant eu lieu deux générations plus tôt manifeste sans doute possible la persistance des techniques décrites dans les manuels germaniques ou italiens : escrime en armure, violence des coups de taille (dits estramaçons par le narrateur) contre les jambes ou les bras, coups d'estocs appauyés et surtout goût pour le combat rapproché où les prises de lutte apportent à ses yeux un avantagé décisif au bretteur.
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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 06:36
Galeazzo SANSEVERINO, le capitaine des armées des Sforza à Milan, instruit par Monte en fait d'armes, mit à contribution ce savoir. La récompense de ces bons et loyaux services vint par la suite sous la forme d'un emploi de Condottiere.
L'originalité du maître hispanique par rapport à ses prédécesseurs germaniques, dont il reste malgré tout très proche, réside dans son exigence de simplicité. Monte ne conserve que deux gardes (au lieu de douze) et trois attaques principales (au lieu de six ou huit) en l'occurrence deux cups de tailles obliques montants et l'estoc.
L'agressivité de son jeu se marque la constante recherche de feintes où une série de coups de taille cherchent à créer l'ouverture pour un coup d'estoc mortel considéré comme la botte parfaite.

En image : Galeazzo SANSEVERINO peint par Dürer son ami en 1525, année de sa mort, avec 1200 autres combattants à la bataille de Paavie contre François 1er.
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