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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 06:22
Le donjon de bois du haut Moyen Âge, le "chastel sur motte" s'était construit en pierre au cours du Xe siècle pour se perfectionner pendant les siècles et devenir l'imposant forteresse.


L'invention de l'artillerie bouleversa toutes les conceptions en matière de siège. Il ne faudrait pas en déduire que les anciennes citadelles furent pour autant abandonnées. Les murs épais de certaines d'entre elles résistèrent aux plus furieuses canonnades. Ces solides refuges abritèrent avec tant de succès les adversaires du cardinal de Richelieu en plein XVIIe siècle qu'il fallut bien que ce dernier les fit raser. Ce qui prouve la valeur militaire de ces édifices.

Les premières innovations dans la défense des places nous vinrent des ingénieurs italiens ; des bastions et des casemates vinrent renforcer la courtine, se flanquant mutuellement et permettant le tir croisé et rasant. Les italiens formèrent des disciples en France, dont Jean Errard (vers 1554-1610) qui devint "le père de la fortification française'. Son traité La fortification réduite en art et démontrée fut traduit en plusieurs langues et connut même de nombreuses contrefaçons.

Demain nous commencerons à évoquer Vauban.

Pour en savoir plus sur Jean Errard, cliquez sur son nom.
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28 avril 2008 1 28 /04 /avril /2008 07:00
Continuons à évoquer la bataille de Rocroy qui a marqué le XVIIe siècle à plus d'un titre.

"Les tercios espagnols, gros bataillons serrés" disait Bossuet, "qui étaient semblables à autant de tours, mais à des
tours qui savaient réparer leurs brèches", se défendaient avec un admirable héroïsme. Le Duc d'Enghien comprit que sa victoire ne serait pas complète sans la destruction de cette vielle infanterie.
Par trois fois ses assauts furent repoussés par les régiments espagnols et wallons, qui semblaient inébranlables. Enfin, le jeune chef français rassembla tous ses effectifs en un quatrième assaut qui eut raison de ces héroïques bataillons; disloqués, ils succombèrent après une résistance acharnée. Leur chef, un belge, le comte de Fontaine, était mort à leur tête. L'armée espagnole avait perdu huit mille tués, sept mille prisonniers et deux cents drapeaux. Elle ne devait jamais ce relever de ce terrible coup, qui atteignait pourtant plus son prestige que ses effectifs.
On a avancé avec justesse que la défaite des tercios espagnols étaient due aux prélévements opérés parmi ses éléments d'élite pour servir en Allemagne et en Catalogne. La cavalerie, de son coté, avait combattu mollement, mécontente du fait d'avoir pour chef un étranger, le comte d'Albuquerque.
Quoi qu'il en soit, le résultat de cette bataille fut le triomphe de l'audace géniale d'un jeune chef à la tête d'une armée mobile et bien disciplinée sur la pesanteur des lourdes masses.

En photo une vue aérienne de la ville de Rocroy en Champagne Ardennes.

Demain l'architecture militaire du XVIIe siècle.
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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 00:01
De qui est cette phrase célèbre, un jeu du dimanche facile... el lié au XVII siècle.
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 06:29
Ce sont les fameuses paroles de supplications de Madame Du Barry (1743-1793)
au bourreau Sanson, au moment où il allait la guillotiner. Madame Du Barry avait été la favorité de Louis XV, qui fit bâtir pour elle le pavillon de Louvecienne (où nous avons jouer récemment). Durant les derniers jours de sa vie, il semble
qu'elle ait dénoncé plusieurs personnes pour essayer de se sauver. Elle a laissé à la postérité l'image d'une femme égoïste et lâche. On cite encore parfois avec le sourire, ces mots dont le sens est évident.

Le dessin présente le pavillon vu du jardin.

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25 avril 2008 5 25 /04 /avril /2008 06:17
L'armée française se déploya sur un front de deux kilomètres et demi face aux masses épaisses des Espagnols. Au centre de chacune des armées l'infanterie; et sur ses ailes, la cavalerie.


L'action commença par une attaque de l'aile droite françoise, dont la cavalerie bouscula celle des Espagnols; par contre, l'aile gauche qui avait voulu l'imiter fut complètement dispersée par la cavalerie espagnole, qui chargea l'infanterie française et lui enleva les canons mis en batterie devant elle selon la coutume.

Les fantassins français commencèrent à réculer sous les furieux assauts de la cavalerie ennemie criant déjà victoire. Enghien allait-il abandonner l'avantage acquis par son aile droite pour voler au secours de son aile gauche menacée ? Confiant en son étoile, le prince contourna l'infanterie espagnole et tomba sur ses arrières avec la majorité de sa cavalerie. Entre-temps, la réserve française conduite par Sirot, excellent élève de Gustave-Adolphe, était venue épauler le centre français en péril, et le poussa en avant, reprenant au passage les canons pris par l'ennemi et les manoeuvrant à bras.

Suite lundi prochain
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24 avril 2008 4 24 /04 /avril /2008 06:07
Cette célèbre journée du 19 mai 1643 fut la première grande défaite que
connut l'armée espagnole jusque-là réputée invincible. Don Francisco de Mello, gouverneur des Pays-Bas avait résolu de s'emparer de la ville de Rocroy et en avait commencé le siège au printemps avec une armée de ving sept mille hommes.

Louis XIII venait de mourir, un prince de ving deux ans allait marquer le début du règne du Roi-Soleil par un coup d'éclat. Le jeune duc d'Enghien rassembla son armée, forte de quinze mille fantassins et de six mille cavaliers, et se lança à l'attaque des redoutables tercios espagnols.

Enghien s'inspirant des enseignements de Gustave-Adolphe, avait une infanterie mobile et souple constituée de petits groupes de piquiers et d'arquebusiers alternés. Il avait fait de sa cavalerie turbulente et désordonnée une armée manoeuvrant avec précision et discipline. Son artillerie, comme celle des espagnols, était très faible, usée qu'elle était par les nombreuses campagnes précédentes : douze pièces contre dix-huit aux Espagnols. suite demain.

En tableau, le duc d'Enghien à la bataille de Rocroy.
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23 avril 2008 3 23 /04 /avril /2008 06:46
Le duel d'artillerie.

La canonnade durait jus'quà ce qu'un des adversaires soit écrasé ou faiblisse,
ce qui prenait plusieurs heures. Une fois ce résultat acquis, ce qui constituait - on s'en doute - un précieux avantage, tant tactique que moral, les troupes engageaient l'offensive en lignes très étendues, devant s'arrêter souvent pour se réformer et s'aligner suivant les accidents de terrain ou les pertes dues au tir adverse. Cette marche en avant, quoique lente, était tant bien que mal suivie par l'artillerie qui devait s'efforcer d'appuyer l'attaque par son tir, mais généralement seule une petite partie des canons parvenait à suivre le mouvement. Les troupes arrivaient pratiquement sans soutien devant les positions adverses, à bonne portée des artilleurs ennemisqui, tirant alors à la mitraille, leur infligeaient de lourdes pertes. Il fallait l'arrivée de l'artillerie attaquante pour rétablir la situation.
L'avantage était dont nettement à la défensive et l'on comprend parfaitement que les généraux de cette époque aient choisi le plus souvent le duel d'artillerie pour mener à bien leurs actions.

En tableau, la bataille de Besançon : Louis XIV au siège de Besançon en 1674, Adam-François Van der Meulen. Besançon, musée du Temps©Ville de Besançon
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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 06:31
Le coup tiré, l'artilleur lavait sa pièce à l'eau vinaigrée au moyen d'un écouvillon en peau de mouton bien fournie en laine. Le rythme de tir était de huit à dix coups par heure.


En place de la lanterne, on utilisait parfois des charges toutes prêtes en grosse toile appelées gargousses. Une fois introduites dans le canon, on les crevait avec un dégorgeoir.

Gustave Adolphe, une des plus grandes figures militaires du XVIIe siècle, apporta d'importantes innovations à la tactique conventionnelle. Il composa de mousquetaires les deux tiers de son infanterie et augmenta leur efficacité en les dotant de cartouches. La cavalerie fut dotée d'armes à feu. Son artillerie lourde occupait le front de son armée en bataille, tandis que l'artillerie légère se tenait en réserve, prête à intervenir au point menacé.

Cette méthode fut adoptée par les autres pays, qui préludaient toujours à leurs batailles par un long tir d'artillerie ou plus exactement un duel d'artillerie.
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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 09:40
Martine et Nelly propose Gaucher III de Chatillon, vous êtes tous prêt de la bonne réponse, restez dans la

même famille. et cherchez dans les ANGLE même si c'est dUR.

Là vous devriez trouver.

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 07:14
    Parallèlement à l'adoption de l'uniforme, l'armement devint l'objet de strictes réglementations fixant la longueur des
épées, des pique ainsi que le calibre des armes à feu.  L'artillerie au début du XVIIe siècle comprenait encore un grand nombre de calibres, d'où des difficultés dans les approvisionnements et complications dans le matériel.
    Les espagnols réduisirent leurs calibres à quatre. Leur plus grosse pièce pesait plus de trois tonnes pour un boulet de quarante livres, et la plus petite pièce, mille cent kilos, lançait un boulet de 5 livres. pour le transport, on les transférait sir des affuts spéciaux, plus légers, nécessitant toutefois jusqu'à vingt-quatre chevaux. Des chariots de campagne, généralemet réquisitionnés, suivant l'artillerie, portant poudre et boulets.
    Avant de charger sa pièce, l'artilleur l'inspectait minutieusement, vérifiant si une usure excessive ne risquait pas de la faire éclater. Il la nettoyait alors à sec, l'écouvillon, puis introduisait la poudre au fond de l'âme à l'aide de la lanterne, sorte de cuiller montée au bout d'un manche, et la tassait avec un bouchon de paille à l'aide de son refouloir.
    L'artilleur nettoyait avec l'écouvillon l'âme du canon pour en retirer les particules de poudre, puis enfonçait le boulet bien essuyé et garni d'étoupe. Il amorçait alors sa pièce avec de la poudre fine à laquelle, pour tirer, il n'avait plus qu'à porter mèche fixée à un boutefou.
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