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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 07:56
Après avoir conquis une bonne partie des territoires des Provinces Unies, Louis XIV avait regagné Saint Germain, sans s'être attaqué à la plus puissante place fortifiée des Pays-Bas : Maëstricht .


Louis-xiv-Maastricht.jpg
Les causes de la guerre

Après la guerre de Dévolution (1667-1668), Louis XIV comprend qu'il doit se débarrasser de la Triple alliance de La Haye de 1668, et surtout des Provinces-Unies s'il veut continuer à revendiquer les territoires espagnols (héritage de son beau père Philippe IV). De plus, malgré les tarifs douaniers français très protectionnistes de 1664 et 1667, les Hollandais sont de redoutables concurrents pour les marchands et fabricants français. Une victoire sur la Hollande permettrait de réduire le problème. Aussi Colbert, responsable de la politique économique, pousse à la guerre. Il en est de même de Louvois, qui depuis 1670, dirige le secrétariat d'État à la guerre. La guerre contre les Provinces-Unies doit lui permettre de montrer au roi ses talents d'organisateur, voire de s'imposer face aux brillants chefs de guerre comme Condé et Turenne.
La préparation diplomatique de la guerre [modifier]

Il s'agit de briser la Triple alliance de La Haye entre les Provinces-Unies, l'Angleterre et la Suède. Louis XIV envoie à Londres sa belle-sœur Henriette d'Angleterre qui négocie avec son frère Charles II. Moyennant une pension annuelle de trois millions de livres Charles II promet d'aider la France (Traités de Douvres de juin 1670 et de Londres en décembre).
En 1671, l'ambassadeur français Arnauld de Pomponne, est envoyé en Suède. En novembre Louis XIV obtient la neutralité de l'empereur Léopold Ier. Par contre, en décembre, l'Espagne, qui possède les Pays-Bas du sud (territoires actuels de la région Nord-Pas-de-Calais, de la Belgique et du Luxembourg), conclut un traité d'assistance mutuelle avec les Provinces-Unies. En avril 1672, le roi de Suède, contre une pension annuelle de 600 000 écus, s'engage à intervenir en Allemagne, si les princes allemands aident les Provinces-Unies avec lesquelles, s'allie l'électeur de Brandebourg, Frédéric Guillaume Ier.
La guerre en 1672 [modifier]

Le 28 mars 1672, Charles II d'Angleterre déclara la guerre aux Provinces-Unies le 6 avril Louis XIV en fait de même. Sur mer, le 7 juin, l'alliance franco-anglaise essuie un échec à la bataille de Solebay (au large du Suffolk) devant la flotte hollandaise de l'amiral Ruyter qui sauve ainsi son pays du blocus.
Au contraire, la campagne terrestre fut couronnée de succès pour Louis XIV. Evitant les Pays-Bas espagnols, les Français entrent dans les Provinces-Unies. Le roi et Condé prennent Orsoy, Wesel, Rhinberg, Burick et le 12 juin passent le Rhin au gué de Tolhuis. Pendant ce temps le maréchal de Luxembourg occupe Zwolle, et Bernhard von Galen, le prince-évêque de Münster, commence le siège de Groningue, tandis que Turenne prend Arnheim et Nimègue. Mais sur les conseils de Louvois, Louis XIV ne marche pas sur Amsterdam pourtant à portée.
Débordés les Hollandais, dès le 16 juin, envoient des négociateurs qui proposent de céder les villes du Rhin, Maastricht, le Brabant et la Flandre hollandaise avec en sus une indemnité de dix millions de livres. Mais Louis XIV exigeant plus de terrain et le rétablissement de la liberté du culte catholique, c'est la rupture. Le 20 juin les Hollandais rompent les écluses de Muyden et provoquent l'inondation du pays. Les Français ne peuvent plus avancer. Le 8 juillet, Guillaume III d'Orange, déjà capitaine général (chef des armées néerlandaises), est nommé stathouder de Hollande, le 16 juillet stathouder de Zélande. L'assassinat le 20 août, du Grand-pensionnaire Johan de Witt, chef de la diplomatie hollandaise, et de son frère Cornélius fait de Guillaume d'Orange le seul chef, il sera l'adversaire le plus acharné de Louis XIV pendant près de trente ans.
C'est alors que l'empereur Léopold Ier décide de rompre la neutralité promise à Louis XIV. Il s'allie à l'électeur de Brandebourg le 23 juin et le 25 juillet avec les Provinces-Unies. Pour faire face et empêcher la jonction Allemands-Hollandais, Turenne est envoyé en Westphalie et Condé en Alsace. En décembre profitant du gel, les français sont devant La Haye qui n'est sauvée que par un dégel soudain.

La guerre en 1673

En Allemagne, le 26 juin, Turenne bat l'Électeur de Brandebourg et le contraint à la neutralité. Le 29 juin, Louis XIV s'empare de Maastricht où d'Artagnan trouve la mort. Par contre l'amiral Ruyter bat la flotte franco-anglaise à Walcheren (7-14 juin) puis à la bataille de Texel le 20 août. Le 30 août, les Provinces-Unies, l'Autriche, l'Espagne et le duc de Lorraine Charles IV forment la Grande alliance de La Haye contre la France.

La guerre en 1674

250px-Meulen-1.jpgDevant une telle coalition, prend de nouvelles dispositions et établit un front qui va de la Hollande à l'Alsace, en passant par la Rhénanie. Les Français prennent Colmar, Sélestat et Landau. Néanmoins, ces victoires furent sérieusement relativisées par l'arrivée des Impériaux, commandés par Montecuculli. Peu à peu, tous les princes allemands initialement favorables à la France firent défection, à l'exception de la Bavière.
Persuadé que Charles II cherchait à rétablir le catholicisme, le Parlement anglais le força à faire la paix avec les Provinces-Unies en février 1674. La France doit donc évacuer les Provinces-Unies (sauf Maastricht)
Louis XIV continua néanmoins à attaquer en Franche-Comté qui appartient aux Espagnols. Le maréchal de Luxembourg occupe Besançon (20 mai) et Dole (7 juin). Turenne traverse de nouveau le Rhin le 16 juin 1674. Il pille le Palatinat pour terroriser les
princes allemands.                                                                                                                                                                                                                                    Louis XIV devant Besançon
L'Électeur de Brandebourg, Frédéric-Guillaume, rejoint en guerre le 1er juillet 1674.
Le 11 août à la bataille de Seneffe en Belgique, Condé barre la route à Guillaume d'Orange, en route vers Paris. À la fin de l'année, les Impériaux et les Lorrains pénètrent en Alsace. Turenne passe par les Vosges en plein hiver et les écrase à la bataille de Turckheim le 5 janvier 1675. Les Impériaux sont forçé de repasser le Rhin.
En juin, les Hollandais de l'amiral Tromp tentent vainement de débarquer à Belle-Île.

La guerre en 1675

Au début de l'année 1675, la Suède entre en guerre, poussée par la France. Elle attaque le Brandebourg mais est repoussée près de Berlin en juillet. Les Français envoient des troupes pour soutenir Messine révoltée contre son souverain le roi d'Espagne.
En Rhénanie la guerre s'enlise dans une chasse-poursuite. Turenne est tué par un coup de canon le 28 juillet 1675 à la bataille de Salzbach. Les français doivent battre en retraite et les Impériaux pénètrent de nouveau en Alsace. Mais Condé arrive à les refouler en Allemagne et décide alors de prendre sa retraite. Le maréchal de Créquy est fait prisonnier à Trèves. La France doit évacuer Philippsburg.

La guerre en 1676

Dans les Flandres, Louis XIV s'empare des villes de Condé (avril) et de Bouchain (mai) puis regagne Versailles. En Méditerranée Duquesne attaque la flotte espagnole à Stomboli, puis le 22 avril à Agosta, la flotte hollandaise de Ruyter qui y trouve la mort. Les Français contrôlent la Méditerranée occidentale.
Réunis à Nimègue (Provinces-Unies) depuis juin, les envoyés des belligérants négocient les conditions de la paix.

La guerre en 1677

Prêt avant les coalisés le maréchal de Luxembourg s'empare de Valenciennes (17 mars) puis de Cambrai (18 avril). Pendant ce temps, Monsieur, frère du roi, bat Guillaume III d'Orange à Noordpeene lors de la bataille de la Peene (11 avril) et s'empare de Saint-Omer, ainsi que des châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres. L'Artois et une partie de la Flandre sont aux mains des Français.
Le roi de Suède prend sa revanche sur le Brandebourg à Landskrona (24 juillet). Le maréchal de Luxembourg oblige Guillaume III à lever le siège de Charleroi et le maréchal de Créquy bat le duc de Lorraine à Kokersberg (9 octobre) puis s'empare de Fribourg-en-Brisgau (16 novembre).
Mais en octobre 1677, Marie d'York, nièce de Charles II, et son héritière en l'absence de descendance, épouse Guillaume d'Orange, marquant ainsi le rapprochement entre l'Angleterre et les Provinces-Unies (alliance du 10 janvier 1678).

La guerre en 1678

Louis XIV décide de parer la menace de l'alliance anglo-hollandaise. Faisant converger ses armées, il prend Gand (9 mars) puis Ypres (25 mars). Les Hollandais sont de nouveau directement menacés. Les négociateurs de Nimègue sont presque d'accord sur les conditions de paix, mais Louis XIV demande que son allié suédois récupère les territoires perdus en Allemagne. L'empereur, l'électeur de Brandebourg et le roi du Danemark, concernés par ces territoires refusent de les rendre. La guerre reprend. Le maréchal de Créquy bat les impériaux sur le Rhin en juillet.
Désormais Louis XIV est en mesure d'imposer un dénouement à la guerre. C'est la paix de Nimègue, signée le 10 août 1678 avec les Provinces-Unies. L'Espagne fait la paix, le 17 septembre. En 1679, la paix est généralisée avec l'empereur (5 février), l'électeur de Brandebourg (20 juin), le roi du Danemark (2 septembre) et la Suède (26 novembre). Le traité de Nimègue est le triomphe de Louis XIV: il est l'arbitre de l'Europe.
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 10:42
Est-ce la proximité de la Toussain  ou  le fait que nous venons d'en parler entre nous, mais il me semble nécessaire de présenter (en plusieurs épisodes) la mort de notre héros.


800px-113-1383.jpgLe dimanche 25 juin, vers huit heure s du matin,  M de Monbron vint trouver d'Artagnan pour lui dire que M de Lafeuillade qui devait relever le duc de Monmouth ferait travailler une barricade pour  protéger les ouvrages conquis la nuit précédente. Cette scène se situe à Maëstricht aux Pays-Bas.

quittons le D'artagnan de Bordaz pour présenter Maastricht de Wikipédia :

Maastricht, anciennement orthographié Maestricht et encore parfois Maestricht ou Maëstricht en français, est peut-être la plus ancienne ville des Pays-Bas, encore que cette qualification lui soit contestée par Nimègue. Capitale de la province du Limbourg, elle compte 122 000 habitants. A l'est elle est directement située à la frontière avec la Belgique (commune de Riemst et ville de Visé). Pour l'anecdote cette frontière a été originellement établie sur le cours de la Meuse entre Lixhe en rive gauche et Maastricht en rive droite, le cours de la Meuse ayant été rectifié il se trouve des enclaves en rive droite dépendant de la ville de Visé, Lixhe ayant été fusionné avec cette dernière. Maastricht est un lieu de pèlerinage Marial très important pour les Pays-bas. Dans la basilique Nôtre Dame l'image miraculeuse l'Étoile de la mer, Sterre der Zee est visitée par beaucoup de pèlerins.

à demain...


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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 07:48
Le contrat de mariage des d'ARTAGNAN commenté par alain Balleux


Le contrat est signé par ... Louis XIV et Richelieu.
contratmariagedartagnan.jpg Les parents de CHARLOTTE de CHANLECY ,Baronne de Ste-CROIX, se marièrent au château d'ARTAGNAN dont quelques beaux restes subsistent de nos jours ; ce château d'ARTAGNAN était plutôt une sorte de maison forte et ressemblait davantage à une  ferme-manoir fortifiée qu'à un véritable château. On pourra en juger sur pièce d'après  la photo que je ne manquerai pas d'insérer. J'ignore pour ma part où le couple d'ARTAGNAN se maria, peut-être à PARIS, car c'est dans la capitale, dans l'une des petites salles  du LOUVRE, que fut établi le contrat de mariage. CHARLOTTE, toute amoureuse qu'elle était, avait la tête sur les épaules et, en contractant mariage avec ce fringuant mouquetaire qui évoluait avec aisance dans les allées du pouvoir, elle espèrait - outre les raisons du coeur dont il faut souhaiter qu'elles ne fussent pas totalement absentes, le futur ayant quelque prestance, un visage  régulier, un physique avantageux et pour tout dire un certain  charme séducteur dont il savait user - tirer avantage substantiel de cette proximité permanente auprès du ROI. Que CHARLOTTE - du moins au début de leur liaison, ait été sensible  aux attraits que présentaient son futur époux, reste du domaine du possible.
Que de BATZ-CASTELMORE (qui allait devenir d'ARTAGNAN par son mariage) en rencontrant à Versailles cette jeune baronne de Sainte-Croix dont le nom sonnait à ses oreilles comme un nom de croisade en tomba amoureux, ce n'est pas incertain, encore que lui aussi ne négligeât pas ses propres intérêts ; il commençait à ne plus être tout jeune et cherchait à se marier pour fonder une famille, c'est pourquoi il vit d'un très bon oeil l'opportunité qui se présentait  à lui  sous les douces apparences de cette Dame de la meilleure société et qui plus est munie d'un avoir dépassant les 84.000 Lt.
Mariage d'amour, mariage d'intérêt, peut-être au début l'illusion des deux réunis. Quoique déjà ce contrat de mariage laisse planer plus qu'un doute sur les véritables intentions de l'épousée qui ne ménagea rien pour s'assurer par écrit et sous témoins tout d'abord son douaire, ce qui était d'usage, mais aussi une confortable rente sur les futurs avoirs de son époux et en particulier le droit de se réserver le logis au jour de son décès (on n'est jamais trop prudent).Un lot donc de dispositions très pragmatiques où l'amour devant tant de minutieuses précautions et calculs, diminue  jusqu'à n'être réduit qu'à sa plus simple expression. Le premier acte juridique concernant d'ARTAGNAN  signé en bonne et due forme, la Dame ne s'arrêtera pas en si bon chemin  car, l'avenir nous le démontrera, elle se montrera assez chicanière et aura cette curieuse tendance à arpenter plus que de raison les allées des Palais, non pas les allées des palais du Roi, mais celles, autrement plus arides, des Palais de justice.

Le contrat de mariage de Mme d'ARTAGNAN, Baronne de Sainte-Croix, eut lieu dans l'après midi du 5 mars 1659 dans une petite salle du LOUVRE. C'est là que deux graves notaires de CHATELET, maîtres LEVASSEUR et BOINDIN, habits sombres à collerette blanche, lunettes d'acier sur le nez reçurent en présence des fiancés et des invités, le contrat de mariage.
La Dame a pris ses précautions en faisant rédiger ce contrat car sans doute a-t-elle pris quelques renseignements sur l'état des finances de  son futur époux qui ne sont pas au mieux. Ainsi, selon le droit commun les dettes antérieures au mariage entrent dans le passif de la communauté, et le contrat précise qu'elles resteront à la charge de l'époux qui les auraient contractées (et vlan pour d'ARTAGNAN autrement dit s'il a quelques dettes de jeu et quelques arriérés pour les fournisseurs de sa compagnie de mousquetaires il devra y pourvoir  lui-même.)
La Baronne, décidément très prudente,  prend soin également d'exclure de la communauté sa baronnie de Ste-CROIX et les 84.000 livres qu'elle possède. Les revenus des charges (emplois) qu'occupe l'époux lui resteront en propre (heureusement). Comme on le voit  le marché n'est pas tellement aux avantages du mousquetaire, car lui laisser uniquement les revenus de sa charge c'est une fausse compensation en ce sens qu' il doit entretenir sa compagnie et que de surcroît sa charge lui coûte extrêmement  cher.
Ce contrat instituait entre les époux le régime de la communauté de tous les biens et conquêts immeubles, ce qui laissait en pleine propriété à la veuve du capitaine de DAMAS, tombé trop tôt sous les feux du siège d'ARRAS, la baronnie de Ste-CROIX. De nombreuses dérogations à la coutume de PARIS  y étaient stipulées dans l'habituel jargon des robins.

...... "lesquels meubles avec partye des autres sommes et droicts cy-dessus exprimez jusques à la somme de trente mil livres tournois entreront en communaulté, et le surplus desdits biens et droictz sera et demeurera propre à ladite Dame future espouze et aux siens de son costé et ligne, comme aussy les charges que ledit sieur  espoux procedde à présent et les deniers qui procèdderont aussy propres et à ceulx de son côsté et ligne".

La fortune de la Baronne est constituée de la manière suivante : outre la baronnie de Ste-CROIX (sur le SOLNAN , près de LOUHANS au baillage de CHALON), baronnie qui fut acquise par CHARLES de CHANLECY en 1626 et fut transmise en héritage à sa fillle ANNE-CHARLOTTE., elle possède une créance de 60.000 Lt  de principal à titre de rente constituée par le Duc d'ELBEUF, 18.000 Lt données par son oncle auquel vient s'ajouter la valeur d'un beau mobilier estimé à près de 6.000 Lt. Soit au total les 84.000 Lt comme cité plus haut. Pour traduire ces avoirs dans notre monnaie actuelle du début du XXIème siècle il faudrait mettre une valeur approchée à la Livre tournois de cette époque, je vous avoue que pour le moment je n'ai pas trouvé de "fourchette" satisfaisante pour établir cette comparaison, mais je cherche ... au passage si un internaute a des renseignements inéressants là-dessus, je suis évidemment preneur.

Source : start5g.ovh.net/~artagnan/mariage.htm

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22 octobre 2007 1 22 /10 /octobre /2007 07:22
La rapière est l'une ou l'arme préférée de Du Rire aux Lames.


441px-Rapiere-Morges-1.jpgLa Rapière (de l'espagnol espada ropera: littéralement épée à vêtement, épée que l'on porte en habits de ville) était une épée longue et fine, à la garde élaborée, à la lame flexible, destinée aux coups d'estoc.
Arme très courante entre fin XIVe et XVIIIe siècle. Elle est apparue d'abord en Espagne et est équipée d'une garde en forme de coupe (demi-sphère) souvent richement ornée (rapiero) pour protéger l'index qui passe au delà du quillon (la barre transversale). Autour de cette arme les Espagnols développent un système de combat très efficace basant sur des cercles et une vision d'espace et des attaques en pointe, tenue longtemps secret. L'arme est importée en Italie au XVe siècle, mais pas son maniement. À partir des systèmes de combat mediévaux de Dei Liberi et Vadi, les maîtres d'armes italiens développaient un système basé sur l'opposition des lames. Pour mieux protéger la main, ils équipaient la rapière avec un panier. C'est en quelque sorte le début de l'escrime moderne.


Les lames sont forgées à Tolède et à Solingen, le fort de la lame ouvragé ou non par une ou des feuillures qui renforcent la rigidité.
Les gardes sont élaborées par les armuriers locaux. Deux genres, le filiforme et la coupe, l'Italie et l'Espagne.
Les courbes et les volutes des gardes filiformes italiennes tiennent de l'envolée lyrique, partant en bouquet du ricasso. les branches se rejoignent autour du quillon pour s'échapper à nouveau avant d'aboutir au pommeau en haut de la garde. Cette rare élégance laisse toutefois des jours où se glisserait facilement une lame blessant la main. La réponse est la garde en Tazza, coupe hémisphérique, qui préfigure les gardes d'épée sportive actuelles. Solution intermédiaire, les espaces entre les anneaux sont garnis de plaques, percées de losanges, trèfles pour la garde Pappenheimer. Les écoles françaises et anglaises multiplient les anneaux à partir du ricasso.
L'ultime évolution de la rapière en fait une épée de duel, parfaite quand elle est opposée à une autre rapière Mais sa lame de 110cm est un peu longue pour le corps à corps des batailles. Pour optimiser la vitesse de la pointe on a allègé l'ensemble jusqu'à une largeur à la garde de 19mm et une épaisseur de 6mm, elle ne peut resister aux coups de taille des épées de cavalerie beaucoup moins élancées.
En Espagne dans sa forme Tazza elle persiste jusqu'au XVIIIe siècle pour la cour et jusqu'au XIXe dans les écoles d'escrime. Dans le reste de l'Europe on adopte l'épée de cour, small sword, à la garde plus simple et à la lame courte, 90cm, parfois de section triangulaire.


Source :  fr.wikipedia.org/wiki/Rapière
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21 octobre 2007 7 21 /10 /octobre /2007 07:44
Mort-de-D-artagnan.jpgQuestion facile pour ce dimanche, où est mort d'Artagnan. La statue est dans cette ville.

Question plus difficile, où est-il enterré ? C'est un des mystères de D'Artagnan.
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20 octobre 2007 6 20 /10 /octobre /2007 07:14
W Klein, Allemagne, longueur 1006 mm, largeur de lame 22 mm.

dague-main-gauche-2.jpgEn 1536, le premier théoricien connu de l'école italienne d'escrime et de duel,, Achille MAROZZO publie à Modène son ouvrage  Opera Nova Chiamata Duello Fiore Dell Armi. il s'agit du plus ancien recueil de règles sur le duel tel que l'époque le pratique. Marozzo y fixe les principes de la célèbre école italienne d'escrime. Outre l'arme principale, l'épée tenue de la main droite, l'ouvrage admet une autre épée ou dague pour la main gauche.

Ladague de main gauche illustrée ici possède une grande coquille triangulaire en fer richement décorée de même que la poignée et le pommeau, par reperçage et ciselure. La face externe de la lame porte  l'inscription Welm Kleain Anno 1618, la face interne MEFECIT SALINGEN.


Source : Armes Blanches, ed Grunz
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19 octobre 2007 5 19 /10 /octobre /2007 07:05
Longueur 535 mm, largeur de lame 47 mm.


dague-main-gauche.jpgLes dagues main gauche sont généralement appariés à la rapière et leurs formes comme leurs décorations sont similaires. Par rapport aux dagues originales, elles ont une garde cruciforme plus étendues et généralement une qualité d'orientation supérieure.

Celle-ci possède une lame droite à tranchants ondulées. La poignée est en spirale et recouverte de fils tressés. La longue garde à quillons droits est décorée simplement et présente des extrémités en cônes lisses. La coquille de garde arquée a une forme générale triangulaire. Le pommeau spéroïque à cannelures en éventail est en fer.


Source :  les Armes Blanches , ed Grund
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18 octobre 2007 4 18 /10 /octobre /2007 07:53
Nf : Arme de main rentrant dans la cétégorie des dagues apparues dès le XIIIe siècle.


mis--ricore2.jpgAu XVe siècle certains de ces poignards possèdent une lame triangulaire à double tranchant ressemblant à une petite épée d'estoc, d'autres modèles disposent d'une lame très effilée à section carrée. En tout état de cause, ces armes étaient destinées à passer entre les jointures des plates d'acier des hommes d'armes.


Source : lexique militaire et guide médiéval de J Broquin, Ed cheminements.

Certains estiment que son nom vient  de son utlisation. Elle était présentée au chevalier qui préférait la mort à l'avilissement sous les ordres du chevalier qui était son vainqueur. il demandait mésiricorde : c'est à dire à la fois la mort mais aussi la présentation son âme à Dieu symbolisé par la petite croix de la garde de la miséricorde. 
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17 octobre 2007 3 17 /10 /octobre /2007 07:39
nf (dague courte, daguette, cope-gorgiase, ganivete) - Arme de main.

dague.jpgLes dagues au milieu du XIVe siècle étaient de formes très variées pouvant être richement ornées. Elles étaient employées aussi bien par les chevaliers, la noblesse de la piétaille (gens à pied) dénommé coustillieux. Ces armes étaient généralement portées à la ceinture du coté droit, la poignée inclinée en avant. Ainsi pouvait-on trouver des dagues courtes à lame large, très plate et très effilée, des dagues longues à deux tranchants, des dagues à lame épaisse sans tranchant, plate, triangulaire ou carrée avec ou sans quillon.

Les principales dagues :
- La bazelaine : dague suisse du XIVe
- La cinqueda : dague italienne seconde moitiée du XVe
- Dagasse : terme général de toutes les dagues courtes utilisées par la noblesse
- La dague à couillette : XIVe siècle utilisée surtout en Écosse
- La dague helvétique : XIIIe siècle
- La dague à oreilles : fin XIV e siècle d'origine hispanique
- La dague à rouelle : XVe siècle : dague européenne
- La dague suisse XVIe siècle
- La miséricorde : XIIIe siècle.

Source : le lexique militaire et guide médiévale, Jacques Broquin, Ed Cheminements.
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 07:13
Cela devient de plus en plus difficile...DSCF0015-copie-1.JPG


















DSCF0041.JPG
Les photos sont de Didier Le Fournis. Deux groupes, en haut le roi et la reine vont bientôt danser.  En bas une partie de l'ensemble dirrigé par Jean Michel COQUERIE, compositeur et professeur au club musical de Cormeilles. J'adore écouter les guitares qui accompagnent parfaitement les scènes dans ce grand théâtre vide qu'est le Cormier les jours de répétition.



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