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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 08:15
salon-2007.JPGdérrière le Stand

Il y avait plus de monde derrière le stand au salon des associations à Cormeilles ?


C'est une question de droit  à l'image qui nous a conduit à retenir cette photo... Nous avons passé un bon moment au salon. et vous ?
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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 08:34
C'est dans le passé de Milady que l'on comprend pourquoi elle a été marquée d'une fleur de Lys.

Au regard de Dieu et de la Loi, elle est mariée à Athos, comte de la Fère. Mais ce qu’Athos lui-même paraît ignorer jusqu’aux révélations finales du bourreau de Lille, c’est que même ce premier mariage est nul : en effet, Milady était religieuse au couvent de Templemar quand elle s’est enfuie avec un prêtre ; elle avait prononcé des vœux définitifs qui ne pouvaient être déliés que par Rome. Elle avait au moins un nom de jeune fille avant d’entrer au couvent. Athos le prononce une fois à l’auberge du Colombier Rouge où il vient lui arracher le blanc-seing signé de Richelieu : Anne de Bueil (variante : Anne de Breuil).
Alexandre Dumas a emprunté le nom de Bueil à une famille de Touraine à laquelle appartenait Jacqueline, comtesse de Moret, ancienne maîtresse d’Henri IV et en 1625... épouse du comte de Vardes (ou Wardes), l’un des amants de Milady dans le roman de Dumas (voir Tallemant des Réaux, Historiettes, “ Comtesse de Moret ”). Milady a-t-elle épousé Athos sous son véritable nom ? Ce fut certainement la première pensée de Dumas, qui la fait confirmer par Mordaunt, dans Vingt Ans après “ Anne de Bueil – C’était ma mère. Mais l’écrivain n’en est pas si sûr. Lord de Winter, désireux de se débarrasser d’elle sans la tuer, lui remet un passeport établi au nom de Charlotte Backson. La conversation montre que ce nom est inventé. Or, dans le prologue du drame de La Jeunesse des mousquetaires, le vicomte de la Fère, futur Athos, et son épouse lisent un parchemin. “ Le vicomte : "William Backson". / Charlotte : "Mon père…" / Le V. : "Anne de Breuil…" / Ch. : "Ma mère (…) J’avais perdu depuis longtemps mon père et ma mère…" / Le V. : "Oui, votre père en 1612… Votre mère en 1615…" ”

Il est manifeste que Dumas, ou son nègre, donnant une forme dramatique au roman écrit cinq ans plus tôt, a essayé de donner consistance et cohérence à l’invention de la Charlotte Backson de lord de Winter, tout en justifiant à demi le nom d’Anne de Bueil. On reviendra, autant qu’aux noms, à la nécessité de donner au personnage une ascendance franco-anglaise. Dans la masure d’Armentières, à l’épilogue du drame, Athos lui donne tous ses noms sauf celui d’Anne de Bueil. Vingt Ans après nous suggère une autre possibilité. John Francis de Winter, fils de Milady et dépouillé par Charles Ier des titres et de la fortune de son père en raison de la nullité du mariage de ses parents, a pris le nom de Mordaunt, emprunté à une famille noble de l’époque. Un fils naturel portant d’ordinaire le nom de sa mère, ne peut-on imaginer qu’il s’agit du nom de jeune fille de Milady qui se serait alors présentée à Athos sous un faux nom. Athos à l’auberge du Colombier Rouge semble avoir quelques doutes sur l’authenticité du nom d’Anne de Bueil : “ N’était-ce pas ainsi que vous vous appeliez quand votre honoré frère nous a mariés ? ” Cette phrase pourrait suggérer que Milady s’était présentée à Athos sous un nom d’emprunt français, peut-être celui de sa mère, mais que sa véritable identité est anglaise.

Deux récits qui se recoupent partiellement révèlent le passé de Milady : la confession d’Athos et l’histoire du bourreau de Lille. Anne de Bueil était une jeune fille venue s’installer avec son prétendu frère, un prêtre, dans une cure située sur le domaine d’un seigneur berrichon, le comte de la Fère ; cet honnête homme amoureux l’a épousée sans enquêter sur ses origines mais s’est aperçue quelque temps après le mariage qu’elle était marquée à l’épaule de la fleur de lys ; pas plus curieux dans la fureur que dans l’amour, il la pend sans autre forme de procès. Athos a compris que le prétendu frère était un complice. Mais le récit du bourreau de Lille remonte plus loin dans le passé : la fausse ou vraie Anne de Bueil était religieuse, elle est partie avec le frère du bourreau, en volant le trésor du couvent. Arrêtée et enfermée avec le prêtre coupable, elle s’en est enfuie grâce à la complicité du fils de son geôlier. Le bourreau contraint de marquer son propre frère de la fleur de lys en fait autant à la religieuse
défroquée.



Source Wikipédia
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13 septembre 2007 4 13 /09 /septembre /2007 08:53
L'amour ne peut être que funeste ?


Dans le roman d'Alexandre Dumas, il me semble que les amours ne sont que funestes, et que l'oeuvre ainsi prend une dimension tragique qui l'on retiend peu à la première réflexion.  


la reine ne peut pas  que partager un amour  lointain (presque entièrement platonique) avec  le Duc de Buckingham. Elle le rencontre une première fois à Blois, visiblement ils tombent amoureux, mais le duc n'aura l'occasion que de revoir, et encore un quart d'heure la sa bien aimé. Il obtient en échange de son éloignement les ferrets, qu'il ne serd-artagnan.jpga même pas capable de conserver.  Elle apprend son assassinat en même temps qu'elle récupére les ferrets. Elle doit porter ceux-ci comme ultime humiliation pour faire plaisir à son mari.

Felton confond son amour de Milady et sa foi, devenant l'assassin du duc. Il est manipulé par une femme qui ne l'aime pas.

Milady (Emmanuelle Beard sur la photo)  a aimé avant le début du roman l'homme qui va devoir se faire passer pour prêtre favorisant ainsi son ascension sociale. C'est même lui qui donne sa bénédiction au mariage avec le conte de la Fère.
Une seconde fois, elle se marie par intérêt avec De Winter.
Elle aime De Ward, aveuglément. Et D'Artgnan va profiter de cet aveuglement pour la violer en se faisant passer pour un autre. Elle meurt seule à la fin du roman.

Athos a certainement aimé Anne de Breuil (Milady), mais pas au point de supporter sa flétrissure. Ensuite il boit pour oublier soit le fait d'avoir été trompé, soit de ne pas avoir su aimer sans réserve sa femme. Il est seul, recherchant la mort et l'oubli au travers des combats.

Mme Bonacieux aime d'Artagnan. Elle est marié avec un homme qui n'hésite pas à la trahir. D'Artagnan semble attirer par son corps, mais il ne lui est pas fidèle. Il arrive trop tard au couvent pour la sauver. Mme Bonacieux s'éteind dans ses bras sans que leur amour soit consommé. Plutôt que de chercher à la retrouver comme les héros shakespearien, il préfère la vengeance maquillé en jugement.

D'artagnan semble incapable d'aimer vraiment. Il passe de Bonacieux, à Milady tout en séduisant Ketty. A la fin du roman, ses amours d'un soir sont morts. Héros incapable de sauver les femmes. C'est en réalité bien un anti héros, qui semble n'être brave que pour éviter de se confronter à la vie.I l a juste progresser pendant le roman vers le poste de mousquetaire qui semble bien plus cher à ses yeux, que ses amours.








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12 septembre 2007 3 12 /09 /septembre /2007 08:30
Un film enthousiasmant  avec


Jean Paul Belmondo, Daniel Sorano, (dont le Cyrano m'a toujours impressioné), Robert Hirsch dans un planchet extraordinaire de tendresse, de couardise si humaine, Michel Galabru très juste en un bonacieux dépassé, Georges Descrières...

3-m-Belmondo.jpgDe nombreuses répliques sont issues de la pièce et donc se retrouve dans la version de Marc comme autant de clins d'oeil au passé.  Cela peut aussi faire peur. N'est-ce pas une erreur que d'oser jouer alors que tant de talents ont déjà habité ces personnages ?

Jean-Paul Belmondo (né le 9 avril 1933) est un acteur français de cinéma et de théâtre. Il a tourné ce téléfilm en 1959, la même année que "A bout de Souffle" qui le consacrera comme l'acteur de la nouvelle vague. La juxtaposition de ces deux films, montre son immense talent. il tiend son rôle dans ce téléfilm face à des acteurs déjà très confirmés.

Voyez ce film et donnez moi votre avis.
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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 08:07
MAQUET n'était pas un nègre caché de DUMAS, mais ...

Le travail d'Auguste Maquet consistait à rédiger une première copie à partir de ses connaissances historiques. Ensuite celle-ci était réécrite par Alexandre Dumas qui ajoutait son style romanesque.
Cependant certains évènements ont montré que certaines parties étaient reprises sans aucune modification de la part de Dumas.
Lettre de Matharel de Fiennes à Auguste Maquet
Paris, le 22 janvier 1858
Mon cher Maquet,
"Deux lignes pour vous dire que je viens de lire le compte rendu de votre procès et que mon témoignage peut rectifier une erreur. En 1849 - je ne puis préciser la date - le Siècle publiait Le Vicomte de Bragelonne. Perrée était absent et je le remplaçais. On m'avertit à six heures du soir que le feuilleton qu'on était allé chercher à Saint-Germain, chez Alexandre Dumas, était perdu. Il fallait au Siècle son feuilleton, le feuilleton est dans sa charte. Les deux auteurs m'étaient connus, l'un habitait à Saint-Germain, l'autre à Paris. J'allai trouver celui qui était le plus facile à joindre. Vous alliez vous mettre à table. Vous eûtes la bonté de laisser là votre dîner et vous vîntes vous installer dans le cabinet de direction. Je vous vois encore à l'œuvre. Vous écriviez entre une tasse de bouillon et un verre de vin de Bordeaux que vous teniez de la munificence du Siècle. De sept heures à minuit, les feuillets se succédèrent, je les passais de quart d'heure en quart d'heure aux compositeurs. À une heure du matin, le journal était tiré avec son Bragelonne.
Le lendemain on m'apporta le feuilleton de Saint-Germain qui avait été retrouvé sur la route. Entre le texte Maquet et le texte de Dumas il y avait une trentaine de mots qui n'étaient pas absolument les mêmes, sur 500 lignes qui composaient le feuilleton."

Voilà la vérité. Faites de cette déclaration ce que vous voudrez.
[…]


Source Wikipédia200px-Louis-xiv-lebrunl-copie-1.jpg


Louis XIV
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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 08:03
On ne peut évoquer Dumas sans penser à Auguste MAQUET.

247px-Auguste-maquet-1847.jpgAuguste Maquet est né en 1813. Il fut un brillant élève du lycée Charlemagne où à dix-huit ans il devint un professeur suppléant très remarqué. Il se destinait à l'enseignement, mais poussé par une irrésistible vocation vers la littérature indépendante, il abandonna l'Université. Quelques poésies fort appréciées, quelques nouvelles écrites dans les journaux le mirent en rapport avec les jeunes écrivains de cette féconde époque.
Fort lié avec Théophile Gautier, il composa quelques essais avec Gérard de Nerval et c'est par ce dernier qu'il fit la connaissance d'Alexandre Dumas en décembre 1838. Alors commença cette collaboration fameuse qui mit en quelques années Auguste Maquet sur le chemin de la renommée.
Entraîné dans le désastre financier de son collaborateur, Auguste Maquet attaqua Dumas en justice d'abord pour impayé, et ensuite pour récupérer ses droits d'auteur sur les œuvres qu'il avait écrites en collaboration avec Dumas. Il s'en expliqua lors des audiences du 20 et 21 janvier 1858.
Il fut considéré comme un simple créancier, et moyennant la somme de 145 200 F payables en onze ans, il perdit le fruit d'un travail inouï en renonçant à mettre son nom à côté de celui d'Alexandre Dumas sur tous les livres qu'ils avaient écrits ensemble.
Il fut pendant plus de douze années président de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques.
Officier de la Légion d'honneur depuis 1861, il mourut le 8 janvier 1888 dans son château de Sainte-Mesme, gagné, comme il le disait gaiement, avec sa seule plume. Il est enterré au cimetière du Père Lachaise1 à Paris.

Source : Wikipédia
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9 septembre 2007 7 09 /09 /septembre /2007 19:14
Samedi prochain (15 septembre) entre 14h00 et 18h00, le maître Didier donnera leur troisième leçon à Martine, Pierrette,  françoise, François,  Laurent .

Elle s'annoce palpitante et sera visible par tous au théâtre du cormier entre 14h00 et 18h00. La deuxième leçon a eu lieu ce matin. Peu de blessés à déplorer. Les participants ont certainement découvert des passes inconnues jusqu'à lors. 
Certains demandent un contrôle antidopage...


Affaire à suivre,

N'hésitez pas à commenter.
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8 septembre 2007 6 08 /09 /septembre /2007 10:32
Nous y serons tous.


10f--v07-Herblay-S--raphin-le-fant61.JPGVenez nous voir au Salon des associations, salle Emy lès prés à Cormeilles aujourd'hui et demain de 13h30 à 18h00.


Il y aura un stand 3 mousquetaires, où vous pourrez saluer Marc demain, et Cécile aujoud'hui. Vous verrez de l'autre coté du miroir, jeune pousse... et nous sur le stand escrime. Vous pourrez même vous inscrire pour l'année prochaine.


Le cours reprennent jeudi de 19h30 à 20h30 pour les débutants et  vendredi de 20h30 à 22h30.


à bientôt.


Pascal.


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7 septembre 2007 5 07 /09 /septembre /2007 08:30
La vie des enfants gascons leur permettait de disposer de tous les "armes" pour devenir ensuite cadet.

Odile Bordaz dans son livre évoque les armes répertoriées dans l'inventaire du chateau de Castelmore à la mort du père de d'Artagnan. Dans la chambre de Françoise Montesquiou, la femme du défunt, on trouve dans les placarts en plus des confitures des arquebuses à rouet, des épées. Les premières sont des armes anciennes puisque dès le milieu du XVIe siècle l'arquebuse a été remplacée par le mousquet. Mais elle était encore souvent utilisée pour la chasse, activité très fréquente chez les nobles gascons.

Dans un coffre du permier étage de la maison, l'on trouve sept mousquets. Comment d'Artagnan aurait-il pu échapper à son destin de militaire. À ce même premier étage, on recense également un table à "allonges" qui permettait de jouer aux cartes, au tric-trac (jeu à la mode) ; un billard (jeu qu'aimait Louis XIV)

400px-Arquebuse.jpg
Le mot arquebuse vient de l’allemand hachenbusche. Elle fait entre 80 centimètres et 1 mètre et pèse 10 livres (environ 7 kg). La portée de l'arme est théoriquement de 100 mètres mais au-delà de 25 ou 30 mètres la balle a perdu l'essentiel de sa vélocité et n'est guère plus dangereuse qu'un petit caillou. La cadence de tir reste le point noir avec deux ou trois tirs à la minute. De plus, après 4 arquebusades (tirs d'arquebuse), le canon de l'arme s'échauffe au point de devenir dangereux.

Un modèle plus imposant se développe un peu plus tard : le mousquet. Plus lourd (un peu plus de 10 kg) mais aussi plus long (environ 1 mètre 60), le mousquet nécessite un pied pour être utilisé. Si l'arme ne pèse guère plus que certains fusils lourds actuels, il faut penser que la visée mais surtout le chargement solliciteraient beaucoup trop les bras du mousquetaire sans un support pour un tir précis. Il est donc effectué sur l'appui d'une fourquine. Ses caractéristiques ballistiques sont cependant plus intéressantes avec une portée réelle de 50 à 75 mètres malgré une cadence de tir d'une balle par minute.






Platines1.jpg
Système de platine à mèche ou à rouet


Le premier système consiste en une mèche à combustion lente attachée au sommet d'une pièce de métal en forme de S pivotant en son centre appelée serpentin. Appuyer sur le bas du serpentin le fait basculer et la mèche entre alors en contact avec la poudre du bassinet contenant la charge propulsive de poudre noire. C'est justement parce que les deux mains étaient alors libres que la crosse apparut sur l'arquebuse.

C'est aux alentours de 1515, qu'une amélioration dans le mécanisme de tir fut inventée. Le rouet est une roue à ressort qui, lorsque relâchée par un mécanisme de détente, fait pivoter une pièce d'acier solidifié contre une pierre, projetant un jet d'étincelles dans le bassinet et, ainsi, déchargeant l'arme. Le système à rouet est plus fiable mais onéreux et fragile. Un éclat de pierre peut bloquer le ressort et rend l'arme inutilisable. Il n'équipa donc jamais les grands corps d'armée mais seulement quelques divisions d'élite. Le coût du système incita également les armuriers à faire des armes diposant d'une platine à rouet de véritables oeuvres d'art en bois précieux incrustés de nacre ou de métaux nobles.

Source : fervalaka.free.fr/armes12.htm













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6 septembre 2007 4 06 /09 /septembre /2007 08:41
Une boisson qui revendique ses origines gascogne.

Sur le site : www.armagnac.fr/

600ansdArtagnan.jpg" L'Armagnac est la plus vieille eau-de-vie de France.

On a pu retrouver des traces irréfutables de sa production et de sa consommation dès le XIVème siècle.

Mais on peut remonter plus loin encore, au temps de la Rome toute puissante qui a introduit la culture de la vigne dans nos terres. Les arabes plus tard apportent l'alambic puis les Celtes l'utilisation des fûts.

Le nom ARMAGNAC viendrait d'un chevalier de Clovis, Herreman, qui reçut du Roi au Vème siècle un fief en Gascogne. "Herreman" aurait été latinisé et déformé en "Armagnac" par le langage local.

Plus tard, dès 1310, Maître Vital Dufour prieur d'Eauze évoque dans un traité de médecine retrouvé au Vatican les 40 vertus de cette eau-de-vie.

Entre le XVème et le XVIIème siècle, les preuves du commerce de l'Armagnac se multiplient : on peut le trouver sur les marchés de St Sever, Mont-de-Marsan ou encore Aire-sur-Adour.

Mais l'Armagnac doit réellement son développement commercial aux Hollandais. Alors que les Anglais interdisent le passage sur la Garonne de tous les vins autres que ceux de Bordeaux, les Hollandais ont l'idée de développer la distillation des vins de Gascogne afin de produire de l'eau-de-vie qui, elle, ne subit pas d'embargo. La production s'accélère alors et pour pallier les fluctuations des bonnes et mauvaises années, l'Armagnac est mis en réserve dans des fûts de chêne.

On découvre alors miraculeusement la rondeur, la complexité aromatique, la couleur de ce mariage sublime entre le chêne et l'eau-de-vie.

Plus tard, le 25 mai 1909, la région s'organise avec un Décret délimitant une zone de production et le 6 août 1936 l'Appellation d'Origine Contrôlée Armagnac est officiellement créée.

Depuis, négociants, producteurs, distillateurs continuent sans cesse à travailler avec passion cet Armagnac, produit extraordinaire d'un terroir, de vignes et d'un savoir-faire extraordinaires.


manuscitauch.jpgLes 40 vertus de l'Armagnac. Si l'Armagnac est la plus ancienne eau-de-vie de France, elle fut à ses origines consommée pour ses vertus thérapeutiques. Des documents exceptionnels en attestent, notamment celui de Maître Vital Dufour. Cet homme d'église nommé Prieur d'Eauze et de Saint Mont fit par ailleurs des études de Médecine et écrivit un ouvrage daté d'environ 1310 et conservé aux archives du Vatican:
" De Maitre Vital Dufour ... livre très utile pour conserver la santé et rester en bonne forme... " :

" Cette eau, si on la prend médicalement et sobrement, on prétend qu'elle a 40 vertus ou efficacités. Elle aiguise l'esprit si on en prend avec modération, rappelle à la mémoire le passé, rend l'homme joyeux au dessus de tout, conserve la jeunesse et retarde la sénilité... "

La science prend aujourd'hui le relais

Le concept de " French Paradox " a incité de nombreuses équipes de chercheurs à préciser le rôle de l'alcool, celui des tanins du raisin et celui des tanins du bois dans le bénéfice apporté par une consommation modérée de vin ou de boisson alcoolisée. Pour l'Armagnac, des travaux scientifiques récents montrent que cette eau-de-vie a des capacités antiradicalaires avérées. Ses propriétés sont dues aux tanins du bois qu'elle renferme grâce à un long processus de vieillissement en fûts de chêne. Une équipe médicale vient également de mettre en évidence le rôle protecteur d'un Armagnac vis à vis de l'agrégation des plaquettes sanguines (un des facteurs des maladies cardiovasculaires). Toutes ces observations tendent à prouver que la consommation modérée d'Armagnac (et c'est bien de cette façon là qu'il est apprécié) participe, avec tous les produits gastronomiques du Sud Ouest de la France, à un régime alimentaire et un mode de vie qui favorisent la bonne santé des habitants de la région. "
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