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3 novembre 2007 6 03 /11 /novembre /2007 07:57
Il existe un témoignage des plus précieux, puisqu’il s’agit de celui d’un combattant anglais qui se trouvait précisément aux cotés du duc de Monmouth et de d’Artagnan en ce dimanche 25 juin 1973, le baron Alington de Killard.

Tdartagnan3.jpg
out en rendant hommage au courage de son chef, il souligne cependant son erreur tactique, que d’Artagnan tenta vainement d’empêcher et qui coûta la vie à celui-ci. Écoutons-le :
« Après que le duc (de Monmouth) eut pris ses armes, il ne sortit pas à la place ordinaire, mais courut par-dessus le haut des tranchées, en face de notre ennemi. Ceux qui se trouvaient avec le duc étaient M. Charles Obrien, M. Villars, les deux fils de lord Rockingham et le capitaine Watson, leur parent, sir Thomas Amstrong, le Capitaine Churchill, la capitaine Godfrey, M Roe et moi-même, avec les deux pages du duc et trois ou quatre de ses serviteurs. »
« Ainsi marchions-nous avec nos épées à la main vers une barricade ennemis, où un seul homme pouvait passer à la fois. Il y avait M. d’Artagnan, avec ses mousquetaires, qui se conduisirent très bravement. Ce « gentleman » était un des plus réputés de l’armée ; il voulut persuader le duc de ne pas rester à ses cotés, et comme il franchissait cet étroit passage, il fut tué d’un coup de feu à la tête.
« Après quoi, le duc et nous passâmes, et là M Obrien reçut un coup dans les jambes. Les soldats prirent cœur à l’action, le duc les ramenant deux fois avec grand courage ; quand Sa Grâce jugea que les ennemis commençaient à reculer, on obtint de lui qu’il se retirât dans la tranchée, pour mieux donner ses ordres quand l’occasion s’en présenterait. »
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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 07:45
"Auparavant, il faut dire que nous avions laissé dans la demi-lune de quoi bien la défendre.

"500px-Fortyfikacje.jpgSur la fin de notre dîner, M d'Artagnan qui avait l'oreille à tout, nous dit : il me semble que voilà un fourneau qui joue à la demi-lune attaquée : il faut la reprendre avant que nos ennemis s'y soient rétablis. »
« M d’Artagnan dit à Saint Léger qui commandait la compagnie auprès de lui : Qu’on donne à Aligny 30 mousquetaires du Roi et 60 grenadiers tant du régiment du Roi que de celui de la couronne, et qu’on ne laisse passer qui que ce soit que ce qui est ordonné, et il me dit en partant : Va attaquer la demi-lune par où nous l’avons attaqué la nuit dernière, et tu auras bientôt de mes nouvelles. »
D’Aligny partit donc avec ses hommes, mais grièvement blessé au cours du combat, il fût emporté à l’hôpital de l’armée sans savoir ce qu’était devenu son capitaine. C’est là qu’il apprendra sa mort, ainsi que celle de presque tous ses camarades.
« Si on mourrait de chagrin, en vérité je serais mort » dit-il. « Ce brave M d’Artagnan, ayant bien jugé que je trouverais à qui parler pour ne pas manquer de reprendre cette demi-lune qui décida de la prise de la place, sortit à couvert pour la prendre par la gorge pendant que je l’attaquais par la pointe, et si l’on n’eût pas travailler cette maudite barrière, il serait encore en vie, car ce qu’on y avait fait se trouva tout juste contre nous et c’est en la franchissant qu’il reçut le coup qui le tua raide. »
« Peu de gens auraient pris un parti aussi hasardeux que celui qu’il prit, mais en l’état où étaient les choses, malgré ce que les courtisans en disaient que c’est une témérité de jeune homme, cependant la grande valeur de M d’Artagnan et des braves mousquetaires ont acquis Maastricht au Roi ».
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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 07:19
D'Artagnan pouvait être fier du succès remporté la veille et goûter enfin un repos bien mérité en ce dimanche 25 juin.


maestricht.jpgMais vers huit heures du matin, M de Monbron vint le trouver pour lui dire que M de La feuillade qui devait relever le duc de Montmouth ferait travailler une barricade pour protéger les ouvrages conquis la nuit. 
Ecoutons Pierre Quarré d'Aligny conter les détails d'une histoire qui allait s'avérer lourde de conséquences : "M d'Artagnan qui en savait plus que lui lui répondit : Nous avons fait le logement de la demi-lune et de la contre-escarpe, M de Lafeuillade fera ce soir comme il l'entendra, ne songeons qu'à boire à la santé du  Roi."
"Il dit à M de Monmouth : Mon Prince, ilne faut pas que nous fassions venir nos diners à la même heure, afin que tous les officiers de la Tranchée nous puissent faire raison de la santé du Roi"
"M de Monbron fut bien de cet avis, mais il revint encore à la charge sur cette barrière, sur quoi M d'Artagnan
(reprit) que M de Lafeuillade ferait bien ce qu'il jugerait à propos, que si l'on envoyait bien du monde là, qu'ils seraient vus sur la demi-lune et que l'on ferait tuer bien des gens; que cela pourrait donner envie aux assiégés de faire une sortie qui nous couterait encore, mais... M de Monbron s'opiniatrait et disait que ce qui se pouvait faire aujourd'hui, ne devait pas se remettre à demain."
Alors M d'Artagnan lui dit en colère :
"Faîtes donc faire le détachement, mais je crains fort que vous n'attiriez un affaire mal à propos."
"En effet, trois heures ne se passèrent sans voir le plus furieux combat qu'on ait ouï parler, puisqu'il n'a fini que faute de combattans. Je m'étais réservé avec mon cher capitaine qui m'aimait comme son fils."
"... le détachement que M de Monbron avait voulu faire travailler à cette barrière fort mal à propos y perdit beaucoup de monde, et on sait si c'est à cette occasion que Farjeau voulut à quel prix reprendre la demi-lune. Il composa sa sortie que d'officiers de sergents et de très peu de soldats choisis et éprouvés, sachant que deux compagnies des mousquetaires du Roi étaient de tranchées, et ayant éprouvé la valeur de la nuit précédente à la prise de cette demi-lune et au logement de la contre-escarpe..."

Sources : texte de Odile BORDAZ, plan de Vauban.
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 22:14
Mais quand on me parle de Haka , je ne sais pas pourquoi je pense plutôt à ça


haka des lapins cretins - Ma-Tvideo France3
haka des lapins cretins - Ma-Tvideo France3
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 07:10
Les 3 pas tous mousquetaires - paintchat du 21/09/07 - Voila
Les 3 pas tous mousquetaires - paintchat du 21/09/07 - Voila
Les 3 pas tous mousquetaires - paintchat du 21/09/07 - Voila
* thème : de cape et d'épée

* horizontal : décors en 2 panneaux filmés tour à tour

* jeu de rôle : chaque participant incarne un personnage sur chaque panneau

* hors champ : interdit

* durée : 40 minutes

* musique : Ipséité (pistes 1 et 4) de Raphaël Badawi : http://www.jamendo.com/fr/album/4359/



Publié sous licence Creative Commons by-sa 2.5 : http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.5



Tous les paintchats de Webcomics.fr : http://paintchats.webcomics.fr
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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 07:07
Le temps était sec et la chaleur excessive. Tout le monde campait, même le roi, qui couchait dans sa « chambre de bois » a laquelle on avait ajouté « une manière de grand portique servant d’antichambre ou de chambre, dont la première est le cabinet du roi ». Vauban, charge des travaux de préparation du siège, utilisa pour la première fois la technique des parallèles. De triples lignes de tranchées permettaient aux assaillants de s'approcher sans danger de l’objectif. Dans son journal du siège de Maëstricht, il remarque que « la belle disposition des parallèles détourna le gouverneur de faire des sorties ».Les manoeuvres d’approche portèrent simultanément comme le faubourg de Wijk, situe sur la rive droite de la Meuse, comme la rive opposée et comme les ouvrages défensifs des portes de Bruxelles et de Tongres.La plupart des combats allaient avoir lieu dans le secteur situe entre la porte de Tongres et la rive gauche du Jecker, petite rivière qui traverse Maëstricht.Le samedi 16 juin, le roi fit défiler ses troupes tambours battant et trompettes sonnantes.Le 18 juin au matin commença une violente attaque d’artillerie qui dura trente-six heures et assura la prise du fort Saint-Pierre, ouvrage défensif stratégique situe sur une colline à une lieue environ de la ville, d'où l'on pouvait surveiller les allées et venues des ennemies. Le roi y installa son quartier général.


Le texte est toujours d'Odile BORDAZ, D'Artagnan, mousquetaire du roi.
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26 octobre 2007 5 26 /10 /octobre /2007 07:03
image-upload.ashx.jpgEn mai 1673, Louis XIV alla rejoindre 1'armee en Hollande pour une nouvelle campagne.Les deux compagnies de mousquetaires se trouvaient respectivement placées sous les ordres de M. d'Artagnan et de M. de Mombron, alors capitaine lieutenant de la seconde compagnie.Le roi établit son camp à Lille, puis a Courtrai ; il s'approcha ensuite de Bruxelles, tout cela afin de détourner 1'attention de l'ennemi et le 10 juin enfin, il arrivait devant Maëstricht avec plus de 45 000 hommes.Cité fortifiée à l' abri de ses remparts flanqués de tours et protégés par des défenses extérieures: bastions, demi-lunes, ouvrages à cornes, Maëstricht avait pour gouverneur Jacques de Farjaux, homme de guerre d'une grande expérience qui, en 1656, au siège de Valenciennes, avait mis Turenne en déroute.La place forte se trouva encerclée des deux cotes de la Meuse: sur la rive gauche par l’armée royale, sur la rive droite par l’armée de Turenne.Un pont de bateaux assurait leur jonction. Vivres et munitions permettaient aux troupes du roi de France de tenir six semaines sans avoir besoin de ravitaillement. 


Le texte est celui d'Odile Bordaz : D'Artagnan  mousquetaire du roi.
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25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 07:27
Louis XIV cherche à prend place à Maestricht.

Pendant l'absence de d'Artagnan, Jean-Louis Castera de la Rivière, sous-lieutenant, avait commande la première compagnie des mousquetaires, mais il avait connu d'importantes difficultés avec ses hommes, dont il ne savait pas se faire obéir. Après la longue campagne de Hollande, qui avait occupé tout le printemps et l'été 1672, plusieurs mousquetaires s'étaient soustraits a son auto rite et n'avaient pas hésité à déserter pour rentrer a Paris.Bien entendu, de graves sanctions avaient châtié les coupables.Après avoir conquis une bonne partie des territoires de la République des Provinces-Unies, Louis XIV avait regagné Saint-Germain, sans s'être encore attaque a la plus puissante place fortifiée des Pays-Bas: Maëstricht.Bien que placée sous la double tutelle de I'evêché de Liège, lui-même annexe a l'électorat de Cologne, la ville était occupée par les Hollandais, que la France, alliée a I'Angleterre contre la République depuis 1670, s'était engagée a chasser de Maëstricht. Louis XIV fit pro céder pendant l'hiver aux préparatifs du siège. Une partie des troupes avait pris ses quartiers d'hiver en Westphalie, et Turenne réussit à reformer pour le printemps une importante armée de quelques 100 000 hommes,1a plus puissante d'Europe. Des contingents anglais commandes par le duc de Monmouth, fils bâtard du roi Charles II, s'y étaient joints. De leur cote, les Etats Généraux de la République des Provinces-Unies réunissaient à Maëstricht une garnison de près de 11 000 hommes, « soit 20 % des forces armées de la République ».



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24 octobre 2007 3 24 /10 /octobre /2007 07:56
Après avoir conquis une bonne partie des territoires des Provinces Unies, Louis XIV avait regagné Saint Germain, sans s'être attaqué à la plus puissante place fortifiée des Pays-Bas : Maëstricht .


Louis-xiv-Maastricht.jpg
Les causes de la guerre

Après la guerre de Dévolution (1667-1668), Louis XIV comprend qu'il doit se débarrasser de la Triple alliance de La Haye de 1668, et surtout des Provinces-Unies s'il veut continuer à revendiquer les territoires espagnols (héritage de son beau père Philippe IV). De plus, malgré les tarifs douaniers français très protectionnistes de 1664 et 1667, les Hollandais sont de redoutables concurrents pour les marchands et fabricants français. Une victoire sur la Hollande permettrait de réduire le problème. Aussi Colbert, responsable de la politique économique, pousse à la guerre. Il en est de même de Louvois, qui depuis 1670, dirige le secrétariat d'État à la guerre. La guerre contre les Provinces-Unies doit lui permettre de montrer au roi ses talents d'organisateur, voire de s'imposer face aux brillants chefs de guerre comme Condé et Turenne.
La préparation diplomatique de la guerre [modifier]

Il s'agit de briser la Triple alliance de La Haye entre les Provinces-Unies, l'Angleterre et la Suède. Louis XIV envoie à Londres sa belle-sœur Henriette d'Angleterre qui négocie avec son frère Charles II. Moyennant une pension annuelle de trois millions de livres Charles II promet d'aider la France (Traités de Douvres de juin 1670 et de Londres en décembre).
En 1671, l'ambassadeur français Arnauld de Pomponne, est envoyé en Suède. En novembre Louis XIV obtient la neutralité de l'empereur Léopold Ier. Par contre, en décembre, l'Espagne, qui possède les Pays-Bas du sud (territoires actuels de la région Nord-Pas-de-Calais, de la Belgique et du Luxembourg), conclut un traité d'assistance mutuelle avec les Provinces-Unies. En avril 1672, le roi de Suède, contre une pension annuelle de 600 000 écus, s'engage à intervenir en Allemagne, si les princes allemands aident les Provinces-Unies avec lesquelles, s'allie l'électeur de Brandebourg, Frédéric Guillaume Ier.
La guerre en 1672 [modifier]

Le 28 mars 1672, Charles II d'Angleterre déclara la guerre aux Provinces-Unies le 6 avril Louis XIV en fait de même. Sur mer, le 7 juin, l'alliance franco-anglaise essuie un échec à la bataille de Solebay (au large du Suffolk) devant la flotte hollandaise de l'amiral Ruyter qui sauve ainsi son pays du blocus.
Au contraire, la campagne terrestre fut couronnée de succès pour Louis XIV. Evitant les Pays-Bas espagnols, les Français entrent dans les Provinces-Unies. Le roi et Condé prennent Orsoy, Wesel, Rhinberg, Burick et le 12 juin passent le Rhin au gué de Tolhuis. Pendant ce temps le maréchal de Luxembourg occupe Zwolle, et Bernhard von Galen, le prince-évêque de Münster, commence le siège de Groningue, tandis que Turenne prend Arnheim et Nimègue. Mais sur les conseils de Louvois, Louis XIV ne marche pas sur Amsterdam pourtant à portée.
Débordés les Hollandais, dès le 16 juin, envoient des négociateurs qui proposent de céder les villes du Rhin, Maastricht, le Brabant et la Flandre hollandaise avec en sus une indemnité de dix millions de livres. Mais Louis XIV exigeant plus de terrain et le rétablissement de la liberté du culte catholique, c'est la rupture. Le 20 juin les Hollandais rompent les écluses de Muyden et provoquent l'inondation du pays. Les Français ne peuvent plus avancer. Le 8 juillet, Guillaume III d'Orange, déjà capitaine général (chef des armées néerlandaises), est nommé stathouder de Hollande, le 16 juillet stathouder de Zélande. L'assassinat le 20 août, du Grand-pensionnaire Johan de Witt, chef de la diplomatie hollandaise, et de son frère Cornélius fait de Guillaume d'Orange le seul chef, il sera l'adversaire le plus acharné de Louis XIV pendant près de trente ans.
C'est alors que l'empereur Léopold Ier décide de rompre la neutralité promise à Louis XIV. Il s'allie à l'électeur de Brandebourg le 23 juin et le 25 juillet avec les Provinces-Unies. Pour faire face et empêcher la jonction Allemands-Hollandais, Turenne est envoyé en Westphalie et Condé en Alsace. En décembre profitant du gel, les français sont devant La Haye qui n'est sauvée que par un dégel soudain.

La guerre en 1673

En Allemagne, le 26 juin, Turenne bat l'Électeur de Brandebourg et le contraint à la neutralité. Le 29 juin, Louis XIV s'empare de Maastricht où d'Artagnan trouve la mort. Par contre l'amiral Ruyter bat la flotte franco-anglaise à Walcheren (7-14 juin) puis à la bataille de Texel le 20 août. Le 30 août, les Provinces-Unies, l'Autriche, l'Espagne et le duc de Lorraine Charles IV forment la Grande alliance de La Haye contre la France.

La guerre en 1674

250px-Meulen-1.jpgDevant une telle coalition, prend de nouvelles dispositions et établit un front qui va de la Hollande à l'Alsace, en passant par la Rhénanie. Les Français prennent Colmar, Sélestat et Landau. Néanmoins, ces victoires furent sérieusement relativisées par l'arrivée des Impériaux, commandés par Montecuculli. Peu à peu, tous les princes allemands initialement favorables à la France firent défection, à l'exception de la Bavière.
Persuadé que Charles II cherchait à rétablir le catholicisme, le Parlement anglais le força à faire la paix avec les Provinces-Unies en février 1674. La France doit donc évacuer les Provinces-Unies (sauf Maastricht)
Louis XIV continua néanmoins à attaquer en Franche-Comté qui appartient aux Espagnols. Le maréchal de Luxembourg occupe Besançon (20 mai) et Dole (7 juin). Turenne traverse de nouveau le Rhin le 16 juin 1674. Il pille le Palatinat pour terroriser les
princes allemands.                                                                                                                                                                                                                                    Louis XIV devant Besançon
L'Électeur de Brandebourg, Frédéric-Guillaume, rejoint en guerre le 1er juillet 1674.
Le 11 août à la bataille de Seneffe en Belgique, Condé barre la route à Guillaume d'Orange, en route vers Paris. À la fin de l'année, les Impériaux et les Lorrains pénètrent en Alsace. Turenne passe par les Vosges en plein hiver et les écrase à la bataille de Turckheim le 5 janvier 1675. Les Impériaux sont forçé de repasser le Rhin.
En juin, les Hollandais de l'amiral Tromp tentent vainement de débarquer à Belle-Île.

La guerre en 1675

Au début de l'année 1675, la Suède entre en guerre, poussée par la France. Elle attaque le Brandebourg mais est repoussée près de Berlin en juillet. Les Français envoient des troupes pour soutenir Messine révoltée contre son souverain le roi d'Espagne.
En Rhénanie la guerre s'enlise dans une chasse-poursuite. Turenne est tué par un coup de canon le 28 juillet 1675 à la bataille de Salzbach. Les français doivent battre en retraite et les Impériaux pénètrent de nouveau en Alsace. Mais Condé arrive à les refouler en Allemagne et décide alors de prendre sa retraite. Le maréchal de Créquy est fait prisonnier à Trèves. La France doit évacuer Philippsburg.

La guerre en 1676

Dans les Flandres, Louis XIV s'empare des villes de Condé (avril) et de Bouchain (mai) puis regagne Versailles. En Méditerranée Duquesne attaque la flotte espagnole à Stomboli, puis le 22 avril à Agosta, la flotte hollandaise de Ruyter qui y trouve la mort. Les Français contrôlent la Méditerranée occidentale.
Réunis à Nimègue (Provinces-Unies) depuis juin, les envoyés des belligérants négocient les conditions de la paix.

La guerre en 1677

Prêt avant les coalisés le maréchal de Luxembourg s'empare de Valenciennes (17 mars) puis de Cambrai (18 avril). Pendant ce temps, Monsieur, frère du roi, bat Guillaume III d'Orange à Noordpeene lors de la bataille de la Peene (11 avril) et s'empare de Saint-Omer, ainsi que des châtellenies de Cassel, Bailleul et Ypres. L'Artois et une partie de la Flandre sont aux mains des Français.
Le roi de Suède prend sa revanche sur le Brandebourg à Landskrona (24 juillet). Le maréchal de Luxembourg oblige Guillaume III à lever le siège de Charleroi et le maréchal de Créquy bat le duc de Lorraine à Kokersberg (9 octobre) puis s'empare de Fribourg-en-Brisgau (16 novembre).
Mais en octobre 1677, Marie d'York, nièce de Charles II, et son héritière en l'absence de descendance, épouse Guillaume d'Orange, marquant ainsi le rapprochement entre l'Angleterre et les Provinces-Unies (alliance du 10 janvier 1678).

La guerre en 1678

Louis XIV décide de parer la menace de l'alliance anglo-hollandaise. Faisant converger ses armées, il prend Gand (9 mars) puis Ypres (25 mars). Les Hollandais sont de nouveau directement menacés. Les négociateurs de Nimègue sont presque d'accord sur les conditions de paix, mais Louis XIV demande que son allié suédois récupère les territoires perdus en Allemagne. L'empereur, l'électeur de Brandebourg et le roi du Danemark, concernés par ces territoires refusent de les rendre. La guerre reprend. Le maréchal de Créquy bat les impériaux sur le Rhin en juillet.
Désormais Louis XIV est en mesure d'imposer un dénouement à la guerre. C'est la paix de Nimègue, signée le 10 août 1678 avec les Provinces-Unies. L'Espagne fait la paix, le 17 septembre. En 1679, la paix est généralisée avec l'empereur (5 février), l'électeur de Brandebourg (20 juin), le roi du Danemark (2 septembre) et la Suède (26 novembre). Le traité de Nimègue est le triomphe de Louis XIV: il est l'arbitre de l'Europe.
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 10:42
Est-ce la proximité de la Toussain  ou  le fait que nous venons d'en parler entre nous, mais il me semble nécessaire de présenter (en plusieurs épisodes) la mort de notre héros.


800px-113-1383.jpgLe dimanche 25 juin, vers huit heure s du matin,  M de Monbron vint trouver d'Artagnan pour lui dire que M de Lafeuillade qui devait relever le duc de Monmouth ferait travailler une barricade pour  protéger les ouvrages conquis la nuit précédente. Cette scène se situe à Maëstricht aux Pays-Bas.

quittons le D'artagnan de Bordaz pour présenter Maastricht de Wikipédia :

Maastricht, anciennement orthographié Maestricht et encore parfois Maestricht ou Maëstricht en français, est peut-être la plus ancienne ville des Pays-Bas, encore que cette qualification lui soit contestée par Nimègue. Capitale de la province du Limbourg, elle compte 122 000 habitants. A l'est elle est directement située à la frontière avec la Belgique (commune de Riemst et ville de Visé). Pour l'anecdote cette frontière a été originellement établie sur le cours de la Meuse entre Lixhe en rive gauche et Maastricht en rive droite, le cours de la Meuse ayant été rectifié il se trouve des enclaves en rive droite dépendant de la ville de Visé, Lixhe ayant été fusionné avec cette dernière. Maastricht est un lieu de pèlerinage Marial très important pour les Pays-bas. Dans la basilique Nôtre Dame l'image miraculeuse l'Étoile de la mer, Sterre der Zee est visitée par beaucoup de pèlerins.

à demain...


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