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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 06:35
Fiore dei Liberi, est une des personnages clés de la transmission historique du savoir germanique en Italie. En effet, il précise en 1410 dans la préface de son Flos Duellatorium in Armis avoir été formé par un maître allemand. Cet auteur, expose des techniques proches de celles des grands maîtres germaniques. Ce maître qui a beaucoup voyagé et ses beaucoup battu. C'est un spécialiste du combat à l'épée à deux mains en armures. Il invente son propre vocabulaire en italien. Il pose la typologie des bottes italiennes.  Sa vision sera reprise régulièrement pendant près de 50 ans.

En photo, les huits coups de taille recensés par Flore Dei LIBERI.
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28 juin 2008 6 28 /06 /juin /2008 00:03
Ingres n'était pas violoniste mais peintre du XIX siècle. En plus de la peinture, il s'exerçait au violon, auquel il atteint un niveau très correct. Mais toute sa vie, le peintre talentueux, regretta de ne pas être reconnu comme musicien.

Cette expression est devenue synonyme aujourd'hui d'une passion qui peut devenir dévorante...
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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 06:49
Hans Talhofer évoque le terme "porte de fer" (Izni Port) pour rendre compte des gardes défensives les plus efficaces.  Les notions d'engagement (binden), les techniques d'évitement et de combat rapproché (krieg) sont également enregistrées pour la première fois en terre d'empire.

Ces codifications ont été transmise ensuite en France. Mais il ne faut pas oublier qu'en même temps qu'en Allemagne, appaissaient les premiers traités, des traités italiens apparaissent. Est-ce une implantation des traités Allemands en Italie ?
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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 06:46
Les premiers traités semblent être nés dans les salles allemandes. Les textes des maîtres d'armes impériaux, Johannes Liechtenhauser (1389), son commentateur du XVe siècle, Sigmund Ringeck (1440), le souabe Hans Talhoffer (1482) font preuve d'une grande inventivité et utilisent une grande diversité de vocabulaires.

Ces registres recensent des coups de taille ascendants et descendants, revers, et estocs divers. Selon la distance de l'ennemi, les maitres recommandent de choisir entre trois merveilles, base de l'enseignement germanique :
- l'estoc pour la longue portée,
- le coup destiné à couper l'ennemi en deux pour la portée moyenne et
- le coup de taille simple quand l'adversaire est trop proche.

Les auteurs classent généralement les mouvements de l'épée en fonction des directions des autres : Oberlau pour les coups vers le bas en diagonale ou verticaux, unterbau pour les coups vers le haut, Zwerchau ou Mittelhau pour les coups horizontaux de la gauche vers la droite ou de la droite vers la gauche. Le Zerbhau désigne en outre les coups en diagonale et le Scheitelbau les coups verticaux. Pour rendre encore plus complexe ce lexique les coups changent de nom selon qu'on les porte à telle ou telle partie du corps, selon qu'on les porte avec plus ou moins de force, ou selon le tranchant qui frappe.
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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 06:11
Revenons à notre activité avec le plaisir de penser à autre chose. Le maniement de l'épée médiévale nécessitait un entraînement quotidien dont résultat permettait l'escrime décrite dans les traîtés. Le travail de l'escrimeur médiéval permettait également d'éviter les coups, tâche difficile vu le poids de l'armement et son encombrement. L'une des solutions est de réduire la mesure, c'est-à-dire de se rapprocher de l'adversaire afin de l'empêcher de frapper avec du recul.

Il semble que le combattant se rendait à la guerre avec tout son armement, mais qu'il s'entraînait en chemise, équipement développé pour permettre de s'exercer sans trop de fatigue. C'est aussi notre pratique et en réalité cela ne pose pas trop de problème.
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23 juin 2008 1 23 /06 /juin /2008 07:22
Les premiers professeurs d'escrime ne sont pas des professionnels. Ils exercent dans des cours d'auberge. Ce sont d'anciens soldats, des geoliers. Ils enseignent aussi dans des fêtes de village à l'occasion de démonstration, de défi. Seuls quelques maîtres ont le droit de tenir une salle d'armes. Ils luttent contre cette concurrence déloyale.

Le premier traité en langue française paraît en 1538. C'est la noble science des joueurs d'Epée d'André Pauerfeindt. C'est la traduction d'un texte allemand édité en 1516. En effet entre le XIVe et le XVIe siècle, une trentaine de manuel manuscrits ont été rédigés en langue allemande. Ils étaient destinés aux grands arostocrates germaniques et montrent que l'escrime médiévale existe.
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 06:39
En espérant que l'escrime ne deviennent jamais une corvée pour chacun d'entre nous. voici l'origine de cette expression "taillable et corvéable à merci".

La taille était la taxe prélevée sur ceux qui n'étaient ni nobles, ni ecclésiastiques, ni protégées par quelques exception. Il y avait en réalité deux tailles (!), celles qui portait sur les personnes et celles qui portait sur les biens. Le nom de taille vient peut-être de la "taille des bois" qui servaient à mesurer les sommes collectées.
La corvée était la journée de travail gratuit que le serf, le paysan, que tout manant devait au seigneur. La "corvée à merci" était celle dont l'obligation n'était pas déterminée mais qui dépendait de la volonté du seigneur.
La taille et la corvée furent abolies à la Révolution au cours de la fameuse nuit du 4 août.
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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 06:58
Peu développée par les militaires, l'enseignement du maniement de l'épée va se trouver chez les maîtres d'armes. Mais il faudra du temps pour que ceuxx-ci constitue une confrérie. En 1292, on dénombre sept "escrimisseurs" à Paris. L'appellation semble disparaître au XVIe siècle, au moment où s'impose l'expression "joueur d'épée". A Dijon, Georges de Crequin est qualifié de "maistre joueux d'épée" verds 1500. Jehan Gaillard en 1561 est qualifié de "maistre du jeu de l'épée". En 1567, les lettres patentes de Charles IX confirment cet usage en approuvant les premiers statuts des "maistres joueurs ou escrimeurs d'espée".

Avant 1567 et la naissance de la communauté de métier, quelques principes généraux semblent régir la profession de maîtres d'arme, malgré l'absence de statuts. Appelé "prévost de salle" l'apprenti était placé chez un maistre pour une durée de deux ans à l'issue desquels il pouvait prétendre au titre de "prévost général". Ce statut équivalait au compagnonnage des autres métiers. Avant 1567, la réglementation reste l'affaire de des municipalités ou des parlements qui se soucient peu de l'organisation interne du métier. En revanche l'implantation des salles d'armes semble avoir été l'objet d'une surveillance plus particulière preuve d'une demande sans cesse croissante.
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19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 06:40
Ce sont les officiers qui devaient acheter à tous leurs hommes un équipement élémentaire. Certains officiers rognent sur leurs budgets. Souvent une homme de la troupe sur deux possède une cuirasse. Ce qui veut dire que les coups d'épée étaient certainement efficaces.
Amboise Paré, le célèbre barbier chirurgien, évoque dans ses dix livres de la Chirurgie, la nature des blessures qu'ils relèvent entre autres sur les blessés des champs de bataille. Il décrit des cous de taille latéraux et des coups portés de haut en bas. L'épée était donc utilisée régulièrement. Paré souligne qu'un certain nombre de coup sont à coup sûr fatale en particulier lorsqu'ils touchent des parties non protégées : le cou, le ventre.
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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 07:35
Les soldats suisses à la renaissance ont imposé une nouvelle façon de faire la guerre. Armés de piqués de plus de cinq mètres de long, les soldats se disposent en carrés. Leurs actions est soutenus par les carreaux des arbalètes et par les canons. Peu à peu les arbalètes furent remplacées par des arquebuses, puis par des mousquets. Les oppositions avaient lieu en deux temps. La bataille rangée commençait par un choc frontal. Ensuite les piques devenaient inutiles. C'est pourquoi les épées étaient utilisées et permettaient que les fantassins gardent leur ordre. Ces épées devaient être assez courte de manière à être sorties de leur fourreau rapidement. Les fers doivent être robustes pour résister aux armures ou aux casques. Ces pourquoi les lansquenettes devaient être préférées.

D'autres régiments, plus spécialisés ne devaient pas combattre en mêlée. Ils équipaient leurs hommes d'une épée et d'un bouclier, voire d'une épée à deux mains (espadon). Leurs boucliers (des targes) leur permettaient de se protéger des projectils et aussi des piques. Ils pouvaient ainsi faire des dégats chez les piqiuers et préparer les attaques de cavalerie. Les manieurs d'espadon devaient être de grande taille, et recevaient double solde. Ils ouvraient des chemins parmi les piquiers en exécutant de grands moulinets. Ils protégeaient les capitaines et porteur d'étendards, voire les tambours. Les étandards et les tambours étaient indispensables pour transmettre les ordres.
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