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25 août 2008 1 25 /08 /août /2008 06:12
Quatre années après son mariage, il profite des troubles pour s'enfuir. Ayant regagné son royaume de Navarre et son gouvernement de Guyenne, il renoue avec le protestantisme (le 5 février 1576) et installe sa cour au château de Nérac. Pour devenir chef des protestants, il rivalise avec son cousin le prince de Condé, avec qui il ne s'entend pas. En 1578, la reine mère, Catherine de Médicis lui rend visite pour lui ramener son épouse Marguerite et ainsi pacifier le royaume.
La prise de Cahors, en mai 1580, où il réussit à éviter pillage et massacre malgré trois jours de combats de rue, lui vaut un grand prestige à la fois pour son courage et son humanité4.
Le couple Navarre mène un bon train de vie, ce dont se plaignent les pasteurs. Les aventures féminines du roi créent la discorde au sein du couple et provoquent le départ de Marguerite à Paris. Le coup d'éclat de Marguerite à Agen (1585) consomme leur rupture.
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21 août 2008 4 21 /08 /août /2008 06:55
En 1572, succédant à sa mère Jeanne d'Albret, Henri de Navarre devient roi de Navarre sous le nom d'Henri IV. Certains auteurs prétendent toutefois qu'il l'aurait déjà été de manière titulaire dès 1562 (mort d'Antoine de Bourbon, roi consort) alors même que le trône de Navarre ne venait pas du côté paternel. Jeanne d'Albret était protestante, et avait élevé son fils selon cette religion. Elle avait de plus déclaré le calvinisme religion officielle en Navarre.
Le 18 août 1572, Henri est marié à Marguerite de France, sœur du roi Charles IX, aussi connue sous le nom de « reine Margot ». Ce mariage auquel s'était opposée Jeanne d'Albret, a été arrangé pour favoriser la réconciliation entre catholiques et protestants, créant un problème car Margot, étant catholique, ne peut se marier que devant un prêtre, et Henri, lui, ne peut entrer dans une église. Mais les reines mères trouvent la solution. Margot et Henri célèbreront leur mariage sur le parvis de Notre-Dame. S'ensuivent dix jours de fête. Cependant, dans un climat très tendu à Paris, et suite à un attentat contre Gaspard de Coligny, le mariage est suivi quelques jours plus tard du massacre de la Saint-Barthélemy. Épargné par les massacres, Henri est contraint de se convertir au catholicisme.
Interdit de quitter la cour, il suit le roi dans ses déplacements, il participe au siège de La Rochelle et se lie politiquement avec le duc d'Alençon. Après sa participation aux complots des Malcontents, il est fait prisonnier au côté d'Alençon (1574). Si la clémence du roi lui fait éviter la peine de mort, il reste prisonnier. À l'avènement d'Henri III, il recouvre un semblant de liberté mais la suspicion royale maintient la surveillance sur sa personne. Il reçoit à Lyon le pardon du nouveau roi et participe à la cérémonie du sacre à Reims.
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20 août 2008 3 20 /08 /août /2008 12:36
Henri IV est né au château de Pau. La légende dit qu'il aurait été baptisé avec une gousse d'ail et une goutte de vin de Jurançon, et que son berceau était une carapace de tortue. Par la volonté de son grand-père Henri d'Albret, Henri passe sa petite enfance dans la campagne de son pays où il s'amuse avec les enfants des paysans du coin. Il grandit au château de Coarraze. Il est éduqué dans la plus grande rectitude morale. Fidèle à l'esprit du calvinisme, sa mère prend soin de l'instruire selon les préceptes de la Réforme. À la mort du roi François II en 1560, son père l'amène à la cour de France où il l'élève dans la religion catholique. Henri grandit à Saint-Germain-en-Laye aux côtés du petit roi et des princes royaux. Protégé par Renée de France durant la première guerre de religion, il reçoit après la mort de son père en 1563, les charges que celui-ci avait. Il accompagne la famille royale durant son grand tour de France. C'est à cette occasion qu'il retrouve sa mère qu'il n'avait pas vue depuis plusieurs années. Après le grand tour de France, il retourne vivre avec sa mère et retourne à la religion protestante.

Source : Wikipédia.
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19 août 2008 2 19 /08 /août /2008 06:32
Arrêtons nous un instant sur ce roi ayant laissé de nombreux souvenirs. Henri IV, né Henri de Bourbon (13 décembre 1553 à Pau - 14 mai 1610 à Paris) fut roi de Navarre (Henri III de Navarre, 1572-1610) puis roi de France (1589-1610), premier souverain français de la branche dite de Bourbon de la dynastie capétienne.
Il était le fils de Jeanne III, dite Jeanne d'Albret, reine de Navarre et d'Antoine de Bourbon, chef de la maison de Bourbon, descendant du roi Louis IX et premier prince de sang1. En vertu de la « loi salique » cette filiation fera d'Henri le successeur naturel du roi de France à la mort de François, duc d'Anjou (frère et héritier du roi Henri III), en 1584.
Contemporain d'un siècle ravagé par les guerres de religion, il y fut d'abord lourdement impliqué en tant que prince de sang et chef protestant avant d'accéder au trône de France. Pour être accepté comme roi, il se convertit au catholicisme, et signa l'Édit de Nantes, énième traité de paix qui autorisait tout en la limitant la liberté de culte pour les protestants mais mit fin aux guerres de religion. Il fut assassiné le 14 mai 1610 par un fanatique, François Ravaillac, rue de la Ferronnerie à Paris.
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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 06:21
Avec le développement de l'épée civile, l'escrime devient un enjeu distinctif pour la noblesse. La noblesse démontre les mêmes motivations d'autodéfense que les roturiers lorsqu'elle passe le baudrier mais ses justifications se trouvent encore renforcées par les modes de représentation dont elle constitue l'objet. Pour Henry Iv, l'autorisation de porter des armes à feu doit être conservée pour les memebres de l'aristocratie et les autorités de police chargées de faire régner l'ordre. L'idée que le second été se définit par le métier des armes, bien lisible ici, anime les comportements de la noblesse. Les aristocrates portent donc l'épée par profession. Gnetilhomme et capitaine peuvent devenir de parfait synonyme.
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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 06:06
Une étude sur la Picardie permet de savoir quels sont les coups portés et donc quelle escrime était pratiqué par les civils. La plupart des coups portés dans les rixes sont des coups de taille plutôt que d'esctoc et la majorité sont des fendants partant du haut vers le bas (d'où le pourcentage important de blessure à la tête et aux épaules). Il faut néanmoins distinguer les coups du plat de l'épée (portés à la tête pour assomer ou sur le reste du corps pour rosser) et ceux, mutilants, voire meurtriers, où l'on utilise le tranchant et la pointe. L'équipement permet de comprendre cette résistance des non-nobles à la mode de l'estoc. Beaucoup utilisent l'épée traditionnelle qu'ils ont pu manier à la guerre et qui peut en outre avoir été transmise sur plusieurs générations. Le système favori des bourgeois dans la première moitié du XVIe siècle semble ainsi avoir été l'épée longue et la rondache. Les nobles ne peuvent pas s'enorgueillir d'être les seuls à porter l'épée. Leur fierté réside dans le sentiment de se situer au premier rang des bretteurs.

Source toujours : Croiser le fer, ed Champ Vallon à acheter.

Image rondache de parement. de la fin du XVIe siècle.
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13 août 2008 3 13 /08 /août /2008 06:51
Pour éviter qu'un climat délétère ne se généralise, monarques et entrepreneurs de guerre tâchent souvent de trouver pour leurs armées de nouveaux champs de bataille ne faisant que transporter ailleurs le problème de la violence. Effrayèes par la soldatesque, les populations de la Renaissance, qui par ailleurs ont accès à des armes fabriquées en masse, moins onéreuses que dans la période précédente, prennent l'habitude de porter l'épée. Dans le même ordre d'idée il ne faut pas s'étonner de comportements violents qui touchent toutes les strates de la société. Il semble donc bien qu'il y ait eu une escrime populaire inspirées des pratiques des champs de bataille, bien plus que des enseignements des salles d'armes des maîtres à la mode qui étaient réservés à l'aristocratie.

En image, épée italienne du XVIe siècle.
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12 août 2008 2 12 /08 /août /2008 06:31
Une deuxième explication peut-être avancée pour expliquer l'engouement pour un équipement justifié par l'autodéfense. Avec le développement des Etats modernes, les armées rassemblent de plus en plus de combattants. Ces derniers, en temps de guerre, sortent de l'ordre social traditionnel. Ils s'accoutument à la violence et au maniement de l'épée. La paix revenue, ils courent le pays. Ces soldats démobilisés sont dangereux; redoutés et redoutables, notamment en raison de l'inaptitude des sociétés civiles contemporaines à les réintégrer en leur sein au temps de chomage.
La panique que font régner les soudards pousse les paysans à s'armer à leur tour en épées qu'ils emportent aux champs, ou en armes de jet (des arcs ou des haches de jet).

En image : longbowmen (anglais) du XVIe siècle s'entrâinant.
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11 août 2008 1 11 /08 /août /2008 06:24
Voici la suite de l'apparition de la gendarmerie.

Toujours issu du site : link

La politique constante de la monarchie, visant à une plus grande centralisation administrative et judiciaire, s’est appuyée notamment sur le développement de la justice prévôtale dans le royaume. Ainsi en 1464, Louis XI, en lutte contre les grands seigneurs féodaux, autorise le prévôt des maréchaux à envoyer des lieutenants dans les provinces pour se faire représenter, d’abord provisoirement puis de manière permanente. Louis XII, dans le contexte en particulier des guerres d’Italie au début du XVIe siècle, crée alors autant d’offices qu’il existe de provinces : celles-ci doivent financer en partie les maréchaussées, commandées par un prévôt général ou un prévôt provincial selon le statut administratif de celles-ci. On peut parler dès lors d’une amorce de sédentarisation de la maréchaussée : un véritable maillage territorial, certes assez lâche et inachevé, se met lentement en place ; ce qui ne va pas bien sûr sans causer parfois des conflits de compétence et de juridiction avec une justice ordinaire trop souvent inefficace et très morcelée, en particulier avec les baillis et sénéchaux.

François Ier, pour renforcer la sécurité des campagnes dans une situation de guerre permanente contre Charles Quint, étend le système des maréchaussées à l’ensemble du royaume en ne liant plus leur implantation à la présence de troupes. Rattachées au tribunal de la Connétablie, celles-ci ont donc un statut militaire (terme il est vrai quelque peu anachronique pour l’époque mais qui reflète les privilèges et exemptions fiscales dont leurs personnels bénéficient) sans être toutefois intégrées à l’armée. L’ « égo-historiographie » traditionnelle de l’Arme considère à ce titre François Ier comme le « Père fondateur de la gendarmerie » par ses réformes législatives successives, en particulier la présente déclaration royale qui redéfinit, d’une manière novatrice et décisive, les missions des prévôts des maréchaux.

La déclaration du 25 janvier 1536 développe considérablement les pouvoirs de la maréchaussée, qui reçoit ainsi ce que l’on a pris pour habitude d’appeler une « compétence mixte ».

Dans un contexte de dégradation importante de la sécurité pour l’ensemble de la population, François Ier étend pour la première fois la compétence des juridictions prévôtales à d’autres criminels qu’aux gens de guerre. Traditionnellement, ne relevaient de la justice des prévôts des maréchaux que les soldats (sauf les officiers qui étaient nobles) pris hors des camps et garnisons, ou ayant rompu tout lien avec leurs corps, c'est-à-dire les déserteurs et pillards qui très souvent écument les campagnes en bandes armées. Les personnes qui suivent les armées, dont la définition reste délibérément assez vague pour ratisser le plus largement possible, relèvent également de la justice prévôtale : ce sont par exemple les trafiquants en tout genre et la tourbe (prostituées, bandits, mendiants, etc.) qui gravitent invariablement à l’époque autour des troupes en campagne.

À tout ce beau petit monde, le roi ajoute par le présent texte les auteurs des crimes de grand chemin, civils ou militaires, vagabonds ou domiciliés ; en somme tous les actes commis par des errants, quels que soient leurs statuts ou métiers, par les récidivistes en particulier, doivent être réprimés par les juridictions prévôtales. Dans la situation générale du XVIe siècle, cette extension paraît tout à fait légitime pour une population qui considère les personnes itinérantes comme la source principale du danger, le vecteur majeur du crime et du désordre : il existe alors une véritable peur du vagabond qui perdurera, quasiment inchangée, dans l’imaginaire social des campagnes jusqu’au XIXe siècle. Une innovation majeure de la déclaration royale de 1536 est l’instruction par les maréchaussées d’affaires concernant des domiciliés, alors qu’auparavant ces individus relevaient de la justice ordinaire. La guerre, l’impuissance des baillis et sénéchaux à assurer efficacement l’ordre et la sécurité à l’intérieur du royaume ont contraint le pouvoir monarchique à prendre ces mesures sévères, éminemment contraires à la tradition juridique en vigueur.

Détaillons maintenant le texte proprement dit de la déclaration du 25 janvier 1536. En introduction, un rappel, ou plutôt un tableau particulièrement sombre, du contexte inquiétant d’insécurité et de chaos est présenté pour justifier l’ordre donné par le roi aux prévôts des maréchaux de punir avec une sévérité accrue les criminels, de quelque condition qu’ils soient (y les domiciliés).

Dans une seconde partie, la maréchaussée reçoit par ailleurs le droit de requérir par différents moyens (cri public, tocsin) le service personnel des habitants afin de prêter main-forte pour l’arrestation des criminels, notamment en flagrant-délit, et l’exécution des mandats de justice, que les coupables soient vagabonds ou non. Une disposition autorise également la maréchaussée à pénétrer dans le domicile d’un individu afin de s’en saisir. Enfin, une excuse légale est établie pour les prévôts et ceux qui les accompagnent au cas où un criminel serait tué ou blessé au cours de son arrestation.

Dans une dernière partie, il est stipulé que le prévôt des maréchaux – dont la compétence en principe devait se limiter aux seuls crimes de grand chemin – doit instruire et procéder également au jugement des autres crimes qu’aurait pu perpétrer le bandit arrêté par lui. Le procès, pour lequel la présence de quatre notables (avocats par exemple) est requise, sera mené indépendamment de toutes les autres juridictions civiles territoriales, qui ne pourront s’opposer au jugement rendu par la justice prévôtale ni même en connaître les arrêts.

Cette déclaration royale donne donc des pouvoirs considérables aux prévôts des maréchaux en autorisant les violations de domicile ou légitimant l’emploi de la force contre un criminel qui opposerait une résistance. Son aspect novateur est confirmé et son application appuyée ensuite par une série d’autres textes, en particulier par les lettres patentes du 26 mai 1537 sur la levée des gens de guerre, dans lesquels sont précisées les missions fondamentales de la maréchaussée - notamment son caractère mixte de force militaire faisant de la police judiciaire principalement civile, son action privilégiée en milieu rural et sur les grands chemins royaux.

De nombreux juristes de l’Ancien Régime se sont constamment indignés contre le droit très étendu d’usage des armes donné à la maréchaussée, contre une justice perçue comme ontologiquement sommaire et ont dénoncé les inévitables conflits d’attribution avec la justice criminelle ordinaire, qui ne cesseront véritablement qu’avec la suppression des juridictions prévôtales en 1790.

Garde Sébastien Horner, département Gendarmerie – Service historique de la Défense
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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 06:20
Arrêtons-nous un instant sur ces ancêtres de la Gendarmerie Nationale.


Voici un extrait du site du service historique du ministère de la défense.

Il faut attendre le règne de François Ier pour voir la maréchaussée sortir de son rôle exclusif de police aux armées et d’assurer des missions civiles. La déclaration royale du 25 janvier 1536 représente en ce sens un texte fondateur de l’institution.

La déclaration royale du 25 janvier 1536 marque une étape décisive dans l’évolution de la maréchaussée en faisant sortir la juridiction prévôtale de son cadre initial pour lui accorder une place dans l’organisation judiciaire du royaume. Retour sur un des textes fondateurs de l’institution élaboré par François Ier.

La titulature complète de cette loi est « Déclaration du Roy, portant Attribution aux Prévosts de connoistre des Crimes commis par les Gens de Guerre ». Son texte original figure in extenso en annexe du présent article. Par ailleurs, cette déclaration de 1536 est consultable à la médiathèque du département Gendarmerie du Service historique de la Défense à Maisons-Alfort, dans le recueil La Maréchaussée de France, édité par Saugrain en 1697 (cote 54li44 – pp. 7 à 9).

Avant d’aborder l’étude du texte proprement dit, il convient en premier lieu de rappeler brièvement quelle est l’évolution institutionnelle de la maréchaussée depuis la fin du Moyen-Age et dans quel contexte cette déclaration est promulguée, afin d’en saisir quels sont sa nouveauté et son impact sur l’organisation judiciaire du royaume.

Le roi Philippe VI crée en 1339 la fonction de prévôt des maréchaux afin de contrôler les gens de guerre (soldats et toutes personnes à la suite des armées) et de lutter contre leurs exactions sur les populations. Conformément à la pratique judiciaire de l’époque, ce prévôt dispose à la fois d’un pouvoir de police (il s’appuie sur une troupe d’archers), pour combattre les bandes armées, et d’un pouvoir juridictionnel : en clair, il traque les criminels et déserteurs, il juge souverainement et fait exécuter les sentences. À l’origine, la justice prévôtale est rattachée aux troupes, elle devient donc permanente au cours du XVe siècle, l’armée royale se substituant progressivement au système féodal de l’ost.

La suite lundi prochain
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