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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 06:51
Suite de notre deuxième hypothèse

On note des duels entre les jeunes clers du Languedoc qui manient l'épée en particulier à deux mains lors de duels, de rixe ou de véritables batailles rangées entre "Pays" (Bourgogne contre Provence notamment). Les autorités ont le plus grand mal à interdire le port d'armes pendant les cours. La violence surgit toujours après des provocations remettant en cause l'honneur des uns ou des autres. La logique qui précède les affrontements présente des analogies fortes avec les duels entre gentilhommes, il s'agit en effet de mettre entre parenthèse la justice de la ville (comme les aristocrates remettent en cause la justice du roi) et re revendiquer pour le groupe le droit de faire sa propre justice. Cependant,  et la différence est de taille, les étudiants  ne tuent que rarement leurs adversaires.
La fréquence du port d'arme dans une large frange de la population, et la violence particulière qui en résulté, est donc attestée. Elle est devenue un fait de société, en ces temps de troubles politiques (la Ligue), de guerres de religions et de crises économiques graves.
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4 août 2008 1 04 /08 /août /2008 06:56
une deuxième hypothèse proche de la précédente, viendrait de l'armement des zones frontalières. En Picardie, il n'es pas rare de voir sur les représentations des paysans armés de dague.

Mais cette hypothèse ne suffit pas. L'escrime civile se développe également dans le monde estudiantin. En effet en 1554, un arrêt demande aux maîtres d'armes de s'installer dans les murs de l'univiersité de Paris au motif que plusieurs des étudiants n'assistaient pas au cours pour fréquenter les salles d'armes. Ces étudiants sont la première clientèle des maitres d'armes qui s'installent souvent près des universités. C'est à cette époque que les étudiants commencent à fréquenter le pré aux clercs. Il se produit de même à Toulouse où les mentions policières de duels sont fréquents à cette époque.

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 06:23
Comment rendre compte d'une telle évolution ? Vous vous souvenez de la question portant sur l'apparition de l'épée civile. (mercredi 30 juillet).

Une première hypothèse expicative pourrait résider dans la montée de phénomènes d'autodéfense. Les chapitres de certains traités d'escrime italiens contemporains le suggèrent lorqu'ils expliquent comment se servir du manteau et de la cape comme arme défensive en complément de l'épée lors d'une agression dans la rue. Mais le sentiment d'insécurité était-il réel à cette époque. La renaissance semble marquée par un malaise des populations liés au port d'armes par toutes sortes d'individus. Certains édits en Europe cherchent à limiter la possession d'armes mortelles.  En France pourtant, l'armement individuel s'évèrent totalement généralisé en vertu de l'autodéfense. Par exemple Henry IV en 1598 cherchant à garantir la paix intérieure, promulgue trois édits. Ceux-ci expriment le souhait qu'arquebuse et pistolets soient réservés aux gentilhommes et seigneurs haut justiciers. Les épées dans ces textes ne se voient interdites qu'aux pages, laquets, écoliers et clercs sous prétexte qu'ils ne peuvent prendre de responsabilité civile.
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30 juillet 2008 3 30 /07 /juillet /2008 06:10
Maintenant que nous avons refermé la parenthèse consacré au chevalier Bayard, qui marque certainement le début d'une période de transition, reprenons l'histoire de l'escrime.

A la fin du XVe siècle et au début du XVIe, les nobles sont rarement représentés avec une épée, excepté pour signifier une fonction ou une action martiale particulière. A partir du second quart du XVIe siècle, la rapière devient un lieu commun du portrait aristocratique. L'arme civile arborée constitue un marqueur identitaire. Cependant la chronologie de la naissance de l'épée civile s'explique plus difficilement (vers 1520-1530). Quels facteurs aboutissent à imposer alors un type d'arme dont la version première est l'autodéfense ? Comment rendre compte d'une telle évolution ?

En image Charles III de Bourbon, connétable de France de 1515 à 1521.
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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 06:04
L'admiration que suscita le Chevalier Bayard à la fois de son vivant et longtemps après sa mort peut être rapprochée de celle qu'inspirent les épopées de Jeanne d'Arc ou Du Guesclin. Bayard incarne le type du chef subalterne, qui n'a connu ni fonctions de marque, ni commandement en chef (bien que François Ier eût promis qu'il méritait « les plus hautes charges »), mais dont la renommée historique dépasse pourtant de beaucoup celle de bien des personnages dont le rôle ou les charges furent en théorie plus importants. L'image classique attachée à Bayard est celle du parfait chevalier, qui sait non seulement combattre avec talent, mais aussi défendre les opprimés, et s'opposer au pillage des villes vaincues. En ce sens, il est quelque peu l'héritier d'une conception médiévale de l'honneur. Cet esprit chevaleresque lui a permis d'être pleuré à sa mort par ses ennemis.
Afin de préserver et d'honorer la mémoire du chevalier, les villes de Pontcharra (lieu de sa naissance) et de Rovasenda (lieu de sa mort) sont jumelées.
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28 juillet 2008 1 28 /07 /juillet /2008 06:59
Voici la fin de la vie du chevalier :

En 1523, François Ier, refusant les défaites, le rappelle à ses côtés. Le 22 août, les premières troupes italiennes franchissent les monts près de Lyon. Bayard fut mortellement blessé par un coup d'escopette dans le dos le 29 avril 1524, à Rebec dans le Milanais, tandis qu'à l'arrière-garde il couvrait la retraite de l'armée française. La colonne vertébrale brisée, il enjoignit ses compagnons à le quitter afin qu'ils ne fussent pas pris. Le connétable de Bourbon, qui s'était retourné contre le roi de France, poursuivait les Français à la tête des troupes de Charles Quint. Il vient devant Bayard et dit : « Ah ! Monsieur de Bayard, dit-il, que j’ai grand-pitié de vous voir en cet état, vous qui fûtes si vertueux chevalier ! — Monsieur, répondit le mourant, il n’est besoin de pitié pour moi, car je meurs en homme de bien ; mais j’ai pitié de vous, car vous servez contre votre prince et votre patrie ! »
Il agonisa dans le camp adverse, pleuré par ses ennemis. Il avait 48 ans. Son corps fut ramené en France et enterré au couvent des Minimes de Saint-Martin-d'Hères (près de Grenoble), ses restes furent authentifiés et transférés le 21 août 1822 en La collégiale Saint-André de Grenoble.

En image, la statue de Bayard à Grenoble, source wikipedia.
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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 06:47
Un roman policier et d'aventure, pour ceux qui ont aimé le Da Vinci Code. Agréable à lire, en particulier dans le train ou sur la plage. Quelques passages philosophiques par trop compliqués, pas trop philosophiques non plus et des rapprochement historique certainement discutable.

Voilà ce qu'en dit Amazone :
Présentation de l'éditeur
Grande soirée de vernissage au Metropolitan Museum de New York, où sont présentés les fabuleux trésors du Vatican. Soudain, chevauchant de front, quatre cavaliers en costume de Templiers sèment l'apocalypse parmi les robes longues et les smokings. En quelques minutes, l'exposition vire au carnage. Réfugiée derrière une vitrine, Tess, une brillante archéologue, assiste au pillage. Très vite, elle a le sentiment que ces cavaliers, qui ont disparu dans les ténèbres de Central Park, loin d'être de simples criminels, ont un lien avec la véritable histoire des Templiers. Seul Sean Reilly, un agent du FBI, fait confiance à l'intuition de la jeune femme. Ensemble, ils vont enquêter sur le mystère des Templiers. Ces moines-soldats ne détenaient-ils pas un secret qui, dévoilé, aurait pu faire chuter le Vatican, l'Eglise et la chrétienté tout entière ? Tess et Reilly n'auront que quelques jours pour découvrir ce secret avant que d'autres ne s'en emparent... La puissance du premier roman de Raymond Khoury naît de la confrontation entre une enquête en état d'urgence et la force de l'Histoire. Déjà plus de trois millions de lecteurs dans le monde ont été fascinés par ce roman au souffle rare, où le mystique rejoint le mystérieux.

Biographie de l'auteur
Né en 1960 à Beyrouth, Raymond Khoury quitte son pays en 1975, au début de la guerre civile, pour étudier à New York. Quand il retourne au Liban, c'est pour y devenir architecte, dans l'espoir d'aider à la reconstruction de sa ville natale. Cependant, en 1984, la guerre s'intensifiant, il émigre à Londres, change de voie et fait une brillante carrière dans la finance... où il s'ennuie terriblement. Il se lance alors dans le métier de scénariste, notamment pour la célèbre série MI-5 sur les services secrets britanniques. En 1996, il écrit Le Dernier Templier et se voit proposer par une prestigieuse maison d'édition américaine un contrat en or qu'il refuse parce qu'on lui demande d'en faire un simple roman d'aventures en excluant toute allusion à la religion. Le manuscrit dort dans ses tiroirs jusqu'en 2005, date à laquelle un éditeur s'enthousiasme et le publie. Aujourd'hui, Le Dernier Templier est un best-seller mondial et Raymond Khoury écrit son deuxième roman.

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24 juillet 2008 4 24 /07 /juillet /2008 06:42
Nommé Lieutenant-Général du Dauphiné par François Ier , Bayard assura la gouvernance de la province, puisque, selon la coutume, le gouverneur en titre -qui était alors le duc de Longueville- ne s'occupait nullement de sa province.
Bayard fut acclamé le 17 mars 1515, lors de son entrée dans Grenoble, heureuse de recevoir l'illustre chevalier. Bayard repartit à Marignan en juillet. La victoire lui permit de séjourner par la suite un peu plus longuement dans son gouvernement de Dauphiné, non sans devoir à plusieurs reprises repartir en campagne en Italie ou dans le nord de la France à la demande du Roi. Bayard prit très à cœur ses fonctions et s'acquit de nouveaux titres à la reconnaissance publique. Trois domaines retinrent spécialement son attention: la peste, les inondations et les brigands.
En 1521, il défendit Mézières assiégée par les troupes allemandes de Charles Quint.
Il fut grièvement blessé sur le front milanais. Il dit à ses compagnons : « Je n'ai jamais tourné le dos devant l'ennemi, je ne veux pas commencer à la fin de ma vie. »
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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 06:38
Devenu roi le 1er janvier 1515, François Ier manifeste dès le 20 janvier 1515 son intérêt pour Bayard en le nommant lieutenant général du Dauphiné . L'épisode célèbre de son adoubement par lui se situe quelques mois plus tard.
À Marignan, au soir de la victoire, pour le « grandement honorer », François Ier voulut prendre « l'ordre de chevalerie de sa main ». C'est ainsi que le lendemain matin, le 15 septembre 1515, les compagnies d'ordonnance furent rassemblées. François Ier, alors âgé de vingt ans, se serait fait adouber chevalier par celui qui réalisait le mieux aux yeux de tous l'idéal de courage et de loyauté que se fixèrent les preux du Moyen Âge.
Malheureusement pour la légende, cet événement est seulement rapporté des années plus tard, en 1525, dans un ouvrage dont le but politique est avoué (rendre à la royauté plus de valeur, elle qui subit la défaite de Pavie). De même tous les documents s'y rapportent datent de 1539 et au delà.

Même si la legende est difficile à vérifier, elle est belle.
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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 06:00
En avril 1507, toujours sous le règne de Louis XII, il força le passage des Apennins devant Gênes et prit la ville, qui venait de se soulever. Cette victoire fut l'occasion d'un éblouissant défilé de troupes françaises en présence du Roi, le 20 avril 1508. Une rutilante miniature de Jean Bourdichon a immortalisé cet instant.
Début mai 1509, Bayard et ses troupes prirent Treviglio, au sud de Bergame, entre Milan et Brescia. Le 14 mai 1509, Bayard s'illustra encore, à Agnadel cette fois (au sud de Bergame, près de Crémone), victoire qui ouvrait à Louis XII les portes de Venise. Une victoire acquise dans un bain de sang : 14 600 morts, qu'une Chapelle des Morts ainsi qu'une stèle commémorative rappellent encore aujourd'hui. Le Roi venait précisément d'octroyer à Bayard les fonctions de capitaine, grade habituellement réservé aux puissants nobles du royaume. Généralement, les troupes étaient commandées par le lieutenant. Le capitaine, un notable, étant rarement présent sur le champ de bataille.
De août à septembre de la même année eut lieu le siège de Padoue. Bayard était alors en garnison à Vérone. Il attaqua quatre garnisons vénitiennes qui protégeaient la porte de Vicence. Il tenta en 1510 d'enlever le pape Jules II, qui s'était retourné contre les français, ses anciens alliés.
En 1512, après avoir pris Bologne, il assiégea Brescia en février. Le 19, il y fut gravement blessé d'un coup de pique dans le haut de la jambe2. Recueilli par un gentilhomme, il lui sauva sa demeure du pillage et sa femme du déshonneur.
Vite remis, il s'illustra à nouveau, à Ravenne cette fois, lors du délicat retrait des troupes françaises. Son compagnon d'arme, Gaston de Foix, mourra l'arme à la main, ce soir du 11 avril 1512, à seulement 23 ans.
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