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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 06:27
Sans relation avec les femmes de notre club, mais comme il ne serait pas bon d'avoir chez soi une pétroleuse en ces temps où l'essence coûte si cher.

Cette expression du samedi, qui dépeind une femme forte et indépendante, un peu audacieuse, militante qui bouscule les idées reçues peut signifier une femme vidincative, dont la révolte systématique est sans retenue et qui peut faire peur.

Cela peut être plus simplement une personne qui incendie au pétrole. Ce furent d'abord les femmes que l'on accusa lorsque le commune de Paris fût écrasée, d'avoir mis le feu à des immeubles pour retarder les troupes versaillaises dans Paris.

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 14:10
Ce n'est pas le blog qui vous le dit. Continuez à le lire, toujours plus nombreux.

Cette expression que l'on trouve aussi dans "aller au diable Vauvert", veut dire aller très loin, dans un endroit considéré comme peu agréable.

Au XVIe siècle, "faire le diable Vauvert" signifiait s'agiter comme un beau diable, sans allusion à un lieu particulier. Il y avait au Sud de Paris, près de l'actuel carrefour Denfer Rochereau, dans un lieu dit "le petit Gentilly", une abbaye de Chartreux, appelée abbaye de Vauvert, dont on pensait qu'elle avait été le théâtre de manifestations plus ou moins diaboliques. Selon certains les chartreux, eux-mêmes qui, pour persuader le pieu roi Louis XI de leur faire donation du domaine de Vauvert, aurait organisé toutes sortes d'apparition d'esprits et de revenants...

On parle également d'un château, bâti par le roi Robert le Pieux (996-1031) et portant aussi le nom de Vauvert (assez commun qui signifie "Val vert") qui aurait longtemps servi de repaire à une bande de brigands redoutables.

C'est deux lieux sont-ils, en fait le même ? Qui le sait ? Mais en tous cas, le diable Vauvert reste un endroit si éloigné qu'il est abstrait et qu'il n'est pas question d'y aller si ce n'est par l'imagination.

Source : Trésors des expressions françaises (ed Belin).

Sur ce plan de turgot, le petit gentilly

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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 08:57
L'art militaire a son vocabulaire. La chamade était le signal que donnaient les assiègés, avec le tambour (le plus souvent), la trompette ou en arborant un drapeau blanc pour avertir qu'ils voulaient parlementer.

Aujourd'hui lorsque le coeur bat la chamade, c'est plutôt une belle aventure qui s'annonce, mais c'est peut-être aussi une capitulation.

Voici l'expression du Samedi, 

qui reste dans l'affectif...
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17 mai 2008 6 17 /05 /mai /2008 06:13
Voici une belle expression médiévale.

    Neveu de Philippe le Bel, Philippe naquit en 1293. A la mort du roi de Charles IV, dernier représentant des capétiens directs, se posa le problème de la succession au trône. En attendant que la reine Jeanne mette son enfant au monde, les barons confièrent la régence à Philippe, puis le désignèrent comme roi trois mois plus tard.
    Il fut alors appelé au secours du comte de Flandre en butte à la révolte de ses sujets et incapable de les maîtriser. Le 23 mai 1328, Philippe répondit avec son esprit chevalresque et vint chevaucher en Flandre. Les barons, quant à eux, furent beaucoup plus réservés, trouvant trop tardif le début de la campagne. Néanmoins, le connétable Gautier de Châtillon essaya de les enflammer en criant "Qui a bon coeur trouve toujours bon temps pour la bataille".
   
Enthousiasmé, Philippe IV de Valois l'embrassa vigoureusement puis s'écria "Qui m'aime me suive". Ce 20 août, les rebelles étaient écrasés à la bataille de Cassel.
    Cette expression est demeurée et appelle une preuve, par les actes de fidélités et d'amitié.

Philippe IV de Valois.
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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 08:29
Une nouvelle expression du samedi qui nous vient du XIVe siècle.

Buridan (en image) était un philosophe qui vivait au XIVe siècle et qui n'a probablement jamais eu d'âne. Et on ne trouve aucune
trace de cet animal dans son oeuvre. On dit cependant que pendant ses cours, il aimait utiliser l'argument de l'âne pour convaincre ses élèves. Voici sa démonstration philosophique "imaginez un âne placé à éale distance d'un seau d'eau et d'une botte de foin. Cette âne a aussi faim que soif et ne sait s'il va commencer par se désaltérer ou par se rassasier. Il hésite tant et tant qu'il restera sur place. Mourra t'il de faim ou de soif".

Toutes les réponses sont permises, mais cette démonstration nous a laissé une expression, dont je ne sais si je dois l'admirer ou la détester. L'on doit tous être un peu âne parfois.


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3 mai 2008 6 03 /05 /mai /2008 06:34
Une nouvelle expression du samedi

Vous savez certainement que cette expression qui signifie se hâter, vient du conte de Perrault le Petit Poucet écrivain du XVIIe siècle (1628-1703). Ces bottes remarquables s'adaptent aussi bien à l'ogre qu'au petit poucet. Et donc il y a deux hypothèses :

    - les deux avaient la mème pointure, ce qui laisse supposé une erreur de dame nature pour l'un mais bien utile pour le conte
    - ces bottes étaient magiques... à suivre...

Extrait du petit poucet

" Donne-moi vite mes bottes de sept lieues, lui dit-il, afin que j'aille les attraper. "

Il se mit en campagne, et après avoir couru bien loin de tous les côtés, enfin il entra dans le chemin où marchaient ces pauvres enfants, qui n'étaient plus qu'à cent pas du logis de leur père. Ils virent l'Ogre qui allait de montagne en montagne, et qui traversait des rivières aussi aisément qu'il aurait fait le moindre ruisseau.
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26 avril 2008 6 26 /04 /avril /2008 06:29
Ce sont les fameuses paroles de supplications de Madame Du Barry (1743-1793)
au bourreau Sanson, au moment où il allait la guillotiner. Madame Du Barry avait été la favorité de Louis XV, qui fit bâtir pour elle le pavillon de Louvecienne (où nous avons jouer récemment). Durant les derniers jours de sa vie, il semble
qu'elle ait dénoncé plusieurs personnes pour essayer de se sauver. Elle a laissé à la postérité l'image d'une femme égoïste et lâche. On cite encore parfois avec le sourire, ces mots dont le sens est évident.

Le dessin présente le pavillon vu du jardin.

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19 avril 2008 6 19 /04 /avril /2008 08:29
Tenir quelqu'un sur la sellette.

    Dans le passé, tenir quelqu'un sur la sellette, c'était le soumettre à un interrogatoire serré, c'était la presser de
questions pour tirer de lui une chose sur laquelle il voulait garder le silence. Aujourd'hui on le dit plutôt d'un candidat à un examen, qui s'est efforcé de ne pas garder le silence mais n'est pas certain de l'effet de ses paroles sur le jury. De nos jours, être tenu sur la sellette, c'est être jugé et critiqué.
    Au XVIIe et XVIIIIe siècles, la sellette était un petit siège de bois sur lequel on faisait asseoir un accusé pour un dernier interrogatoire mené par ses juges. C'était un banc si bas qu'il obligeait à une posture humiliante, même si l'on couvrait la sellette d'un tapis quand l'accusée ou l'accusé était de qualité ou d'un mérite considérable.
    Dans des cas exceptionnels, il semble même qu'on ait surélevé la sellette pour ne pas infliger un excès d'humiliation à un accusé très noble. Ainsi en temoigne le récit du procès de Montmorency, par Pontis, dans ses Mémoires :
    La sellette était placée au milieu du parquet et on l'avait extraordinairement élevé de sorte qu'elle était presque à la hauteur des sièges des juges. Il était sur la sellette, nu-tête, sans être lié, contre l'usage du parlement de Toulouse, où on ne paraît sur la sellette que les fers au pieds.
    L'usage de la sellette a été aboli en 1789. Ce qui n'empêcha pas Robespierre d'employer encore l'expression au sens propre dans le discours fameux où il demanda la mise en accusation de Louis XVI: Asseyons sur la sellette, s'écria-t'il, celui qui se placait sur une trône, et donnons à la royauté l'humiliation d'être accusée dans la personne de Louis.

Excécution du duc de Montmorency en image en 1632.
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12 avril 2008 6 12 /04 /avril /2008 08:26
Voici une expression qui nous vient de la fin du XVIIe siècle et de ses expérimentations médicales. Les médecins du XVII ont lu Pline qui rapporte dans son histoire naturelle que les anciens desséchaient - en fait,
réduisaient en empêchaient de gonfler, la rate des courreurs afin d'améliorer leur performance en utilisant des décoctions de prêles.

A la fin du XVIIe ces chirurgiens déformèrent la légende et pratiquèrent des essais réels sur des animaux sans arriver à prouver l'efficacité de l'expérience. Mais l'idée frappa les gens et le peuple se mit à croire qu'un dératé courait plus vite que les autres.

Même si la croyance de possibilité d'améliorer artificiellement, médicalement les performances d'un sportif n'est bien sûr plus de mise aujourd'hui, l'expression nous est restée.

Et pour Du Rire Aux Lames, ce ne sont que les rires du public qui nous dopent.
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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 06:55
Le mot garnement vient de la famille du verbe garnir qui contenait l'idée de protection. Protection à l'aide d'un vêtement, d'un équipement ou d'une habitation. Par une étrange mutation, ce sens est venus s'appliquer à celui qui protégeait, en les faisant travailler pour son compte, des femmes de mauvaises vies. La Fontaine écrivait d'ailleurs "le peuple des souris croit qu'on a pendu le mauvais garnement".
Le garnement était devenu un mauvais sujet, un voyou, un proxénète. Mais peu à peu le mot à perdu de sa force et il désigne aujourd'hui en enfant turbulent plutôt que dangereux.

Exemple de garniture du XVII siècle : La tapisserie qui garnit ce fauteuil
appartient à un modèle commandé par le marquis de Marigny, directeur des Bâtiments du roi, à la manufacture des Gobelins en 1757. Les dessins ont été donnés par Maurice Jacques, peintre de fleurs de la manufacture. Plusieurs tissages suivirent celui à fond « « blanc bleuâtre » », réalisé pour le marquis de Marigny. En 1760 Madame de Pompadour en commandait un, « « fond blanc et mordoré » » qui peut correspondre au rouge brique du contrefond présent sur le modèle de feuille de paravent.

Source du fauteuil garni "musée des Arts déco"
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