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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 06:56
En 1182, il monte une expédition en Mer Rouge, pille les ports du Hedjaz et menace les villes saintes de l'Islam, La Mecque et Médine. En chemin, il coule un bateau de pèlerins musulmans se rendant vers Jeddah. Tandis que Renaud, chargé de butin, remonte vers ses terres, ses hommes continuent à sillonner la mer Rouge et pillent le Hedjaz ; l'idée de base était certainement excellente (menacer La Mecque pouvait créer une utile diversion en détournant les forces arabes du Royaume de Jérusalem) mais aurait demandé plus de moyens et une exécution autrement plus rationnelle dont Renaud de Châtillon, toute sa vie le montre, était absolument incapable. Le frère de Saladin, al-Adel, qui gouverne en Égypte, lance contre eux une flotte qui écrase les pillards. Certains d’entre eux sont conduit à La Mecque pour y être décapités en public.
Saladin lance des raids sur son territoire (1183). Il assiège la forteresse de Kérak, mais fait épargner le secteur où se déroulent les noces de la belle-fille de Renaud. Celui-ci ne doit son salut que grâce aux secours de Baudouin IV.
A la mort de Baudouin IV (1185), la régence du royaume de Jérusalem va à Raymond III de Tripoli, qui traite avec Saladin. La mort du jeune Baudouin V donne le trône à Guy de Lusignan (août 1186). Le pouvoir effectif passe au parti de Renaud de Châtillon.
En 1187, il attaque encore une caravane allant de l'Égypte à Damas. La trêve est rompue et Saladin engage la guerre contre le royaume de Jérusalem. La bataille entre les deux armées a lieu le 4 juillet 1187 à Hattin et les Francs sont vaincus. Renaud, fait prisonnier, est immédiatement décapité d'un coup de sabre par Saladin.

Source : Wikipédia
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21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 06:48
Il offre alors ses services au roi Baudouin IV de Jérusalem qui lui donne la seigneurie d'Hébron. En épousant la jeune veuve de Miles de Plancy, Étiennette de Milly, dame d'Outre-Jourdain, il devient seigneur de Montréal et d'Outre-Jourdain. Il tient notamment les forteresses de Krak et de Chawbak et de là, il va rançonner les caravanes passant dans les environs.
Ses années de captivité ne l'ont pas du tout assagi et il multiplie les provocations. Allié des Templiers, il exerce sur la cour de Jérusalem une influence grandissante. Il est partisan d’une politique de conquête face aux musulmans, malheureusement motivée beaucoup plus par ses espoirs de pillage que par des considérations stratégiques.
Contrairement aux chroniqueurs francs, qui semblent vouloir minimiser son rôle en cette occasion, mais conformément à tous les chroniqueurs musulmans, on pense maintenant que c'est Renaud de Châtillon qui commandait l'armée des croisés lors de la célèbre bataille de Montgisard (25 novembre 1177).
En 1181, malgé une trêve conclue entre Baudouin IV de Jérusalem et Saladin, il pille une caravane se rendant à la Mecque. Saladin s’en plaint à Baudouin IV de Jérusalem, qui ne trouve pas la force de sévir contre son vassal (il était alors en pleine crise dans sa maladie). Saladin, fou de rage, aurait déclaré qu'il tuerait Renaud de Châtillon de ses propres mains.

Source wikipédia : link
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 06:33
Continuons l'histoire dOgier qui accompagne donc Renaud de Chatillon personnage qui mérite un développement.

Certaines sources 1 font de Renaud de Châtillon le fils d'Henri Ier, seigneur de Châtillon et d'Ermengarde de Montjay mais, d'après Jean Richard2, il aurait été fils d'Hervé II de Donzy, qui était seigneur de Gien, Châtillon (Châtillon-sur-Loing, actuellement Châtillon-Coligny) et Donzy.
C'est un cadet sans fortune, mais qui passe pour être un magnifique guerrier. Il part pour la Terre sainte et, au printemps 1153, épouse Constance, princesse régente d'Antioche, veuve de Raymond de Poitiers. Aimery de Limoges, patriarche d’Antioche, dont ce mariage diminuait l'influence sur la princesse, ayant parlé de lui avec mépris, Renaud le jette en prison, le fait torturer, puis après avoir enduit ses blessures de miel, l’enchaîne et le fait exposer au soleil et aux insectes. (voir l'image)
Prétextant le refus du basileus Manuel Ier Comnène de lui payer une somme due pour services militaires contre le prince Thoros II d'Arménie, il décide de lancer un raid contre Chypre, qui était alors un thème byzantin. Il s'allie avec son ennemi de la veille Thoros et débarque à Chypre au printemps 1155, défait sans difficultés la garnison byzantine, puis ravage systématiquement l’île : les champs cultivés sont brûlés, les troupeaux massacrés, les églises, les palais et les couvents pillés et incendiés, les femmes violées, les vieillards et les enfants ont la gorge tranchée, les hommes riches sont emmenés en otage et les pauvres décapités. Avant de quitter l’île avec son butin, Renaud fait rassembler tous les prêtres et les moines grecs et leur fait couper le nez avant de les envoyer à Constantinople. Même en cette époque où la piraterie contre Byzance est chose ordinaire, la violence de cette razzia indigne tous les chroniqueurs.
Très vite, les exactions de Renaud le rendront odieux à ses voisins Alépins, aux Byzantins et à ses propres sujets.
Pendant les trois années qui suivent le raid sur Chypre, Renaud est aux côtés du roi Baudouin III de Jérusalem dans divers combat contre les forces musulmanes ce qui lui permet en 1158 de reprendre Harim à Nur ad-Din.
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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 06:10
Un peu plus de 30 000 soldats (francs et musulmans), en une journée, laissent la vie lors de la bataille de Hattin. La fine fleur de la chevalerie franque est anéantie. Les Musulmans infligent aux Croisés, une dure défaite psychologique, car ils ont perdu la relique de la Vraie Croix, emblème de la chrétienté.
La Palestine passe sous l’emprise de Saladin. Lors du seul mois de juillet, il prend la citadelle de Tibériade (le 6 juillet), les cités de Saint-Jean-d'Acre, Jaffa (la ville résiste plus longtemps à l’armée d’al-Adel, venue d’Égypte. Elle finit par tomber et ses habitants sont vendus en esclavage), Césarée et Sidon. Le 6 août c'est le tour de Beyrouth, avant Ascalon le 4 septembre, et Gaza le 5. Le 20, Saladin commence le siège de Jérusalem, qui n'est plus défendue que par 6 000 soldats (levés en hâte parmi les habitants car seulement 4 chevaliers avaient été laissés sur place lors de l'entrée en campagne; c'est le fait d'avoir engagé tout le potentiel militaire du royaume qui rendit la défaite si désastreuse) dirigés par Balian d'Ibelin. La ville sainte tombe le 2 octobre 1187.
La ville n'est pas pillée, les habitants qui en ont les moyens sont libérés contre des sommes modiques. Les autres finiront esclaves. Les templiers négocient leur sortie. Saladin conclut un marché avec notamment Balian d'Ibelin qui promettait de détruire les lieux saint musulmans si la ville et ses habitants n'étaient pas épargnés. Saladin aura cependant tenu sa promesse et aura donc évité inutilement de verser du sang. De même que Saladin avait permis aux chevaliers d'Acre et d'Ascalon de s'exiler à Tyr, ceux de Jérusalem rejoignent aussi Tyr, qui forte de tous ces renforts devient très bien défendue.
En novembre Saladin commence le siège de Tyr défendue par le baron Conrad de Montferrat, frère du défunt Guillaume de Montferrat (le 1er époux de Sybille, la sœur de Baudouin IV le Lépreux et la mère du défunt Baudouin V de Montferrat, qui avait ensuite épousé Guy de Lusignan). Les Francs réussissent à brûler une partie de la flotte musulmane, et Saladin finit par abandonner le siège, son importante armée devant être démobilisée à l'entrée de l'hiver. Sur le chemin du retour, il s'empare encore des villes de Lattaquié, Tartous, et Safed en territoire syrien.
Cette défaite franque, marque le début de l'écroulement des États latins d'Orient. Seules résistent jusqu'en 1189-1190 les puissantes citadelles frontalières que les Francs n'ont pas dégarnies, et que Saladin néglige dans un premier temps.
Fin 1187, les Francs ne possèdent plus que les cités de Tyr, Antioche et Tripoli (dans l'actuel Liban), auxquelles s'ajoutent les trois forteresses isolées. Le sage Raymond III de Tripoli meurt à l'âge de 48 ans des suites d'une pleurésie.
Cette bataille met un terme à la deuxième croisade, mais ne met pas un terme aux guerres entre musulmans et croisés, qui vont se poursuivre encore pendant près d'un siècle. Elle modifie considérablement l'équilibre des forces au détriment des chrétiens. Cependant, cette défaite des croisés, une fois connue en Occident, va provoquer un vigoureux sursaut des principaux souverains de la chrétienté: l'empereur Frédéric Barberousse, le roi de France Philippe Auguste et le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion, le seul qui obtiendra quelques résultats. Des renforts considérables vont commencer à affluer. La troisième croisade commence peu après.
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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 07:04
Le lendemain, 5 juillet, sans espoir de secours, ils sortent de la forteresse et se rendent. Parmi les prisonniers de marque : Le roi de Jérusalem Guy de Lusignan et ses deux frères, le connétable Amaury II de Lusignan et Geoffroy de Lusignan, le seigneur Renaud de Châtillon, responsable de la défaite, Gérard de Ridefort, maître de l'Ordre du Temple, Onfroy IV de Toron, le marquis Guillaume de Montferrat et beaucoup d'autres.
Tous les chevaliers templiers et Hospitaliers survivants, à peu près 300, sont immédiatement mis à l'écart et décapités à Damas sur la place publique, car considérés comme les plus redoutables ennemis de l'Islam. Les autres chevaliers francs, sont faits prisonniers, mais leurs vies sont épargnées.
Les soldats turcs et musulmans au service des Francs, les turcopoles, considérés comme traîtres et renégats, sont massacrés sans pitié.
Les autres combattants Francs sont faits prisonniers et réduits en esclavage.
Renaud de Châtillon est décapité pour parjure.
Le roi de Jérusalem est conduit à Damas, avec les autres nobles capturés, en vue d'être libérés contre rançon.
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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 07:45
Au matin du 4 juillet, la journée s'annonce encore plus chaude que la veille. De plus les Francs se trouvent sous le vent. Saladin positionne ses troupes afin de bloquer toute tentative de sortie, et fait mettre le feu aux broussailles. Le vent pousse la fumée et le feu vers les Croisés. Sans eau pour se rafraîchir, les Francs étouffent sous leur imposantes cuirasses. Avec l'énergie du désespoir, ils mènent cependant des combats pour tenter de percer les lignes ennemies et de gagner les rives du lac de Tibériade.
Peu à peu, les Francs sont repoussés et contraints de se rassembler sur une élévation appelée les Cornes de Hattin, un piton basaltique dominant la plaine voisine. Raymond de Tripoli réussit à se créer une sortie vers Séfourièh en emmenant avec lui le fils du prince d'Antioche, ses chevaliers et quelques barons syriens. Quelques détachements réussissent également à s'enfuir vers Tyr.
Le reste des forces défendent leur position élevée sur les Cornes de Hattin. Selon les récits des chroniqueurs la bataille est terrible, il y a beaucoup de morts, aussi bien côté croisés que côté musulman. Çà et là agonisent des milliers de blessés enchevêtrés dans les cadavres des chevaux. La chute de la tente royale symbolise la défaite franque, alors que le roi et ses grands barons parviennent à trouver réfuge dans la forteresse de Tibériade.
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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 06:09
Reprenons la présentation de la bataille de Hattin entamée jeudi dernier, dans laquelle était présent Ogier d'Anglure dont nous racontons l'histoire.

Aux alentours de la ville de Séfourièh, environ 25 000 hommes, dont 1/5 de cavalerie, sont regroupés sur la colline. Ils
sont à l'abri de toute attaque et disposent là de vivres en quantité et, grâce aux fontaines de la cité, d'eau à volonté.
Pour forcer les Francs à venir à lui, Saladin imagine un stratagème astucieux. Il fait attaquer la cité de Tibériade où se trouve toujours la comtesse Echive, l'épouse de Raymond de Tripoli. Ses troupes réussissent à prendre la ville basse, qui est incendiée, et poussent la population à se réfugier dans la forteresse, tout en laissant passer des messagers qui rejoignent l'armée franque, à Séfourièh distante de Tibériade d'environ 27 kilomètres. Saladin espère ainsi pousser les Francs à l’affrontement avant que ses propres troupes ne se débandent.
Dans un premier temps, les Francs ne se précipitent pas. Raymond de Tripoli pense que la forteresse peut résister le temps de battre les troupes de Saladin, de plus, il considére qu'une telle entreprise est périlleuse. La route était difficile et l’eau peu abondante. Renaud de Châtillon accuse Raymond de lâcheté : « Je ne doute pas un seul instant que tu aimes les Musulmans et que tu cherches à nous effrayer par leur nombre » et le maître des templiers, Gérard de Ridefort, finit par convaincre le roi de Jérusalem de mettre l'armée en branle.
L'armée franque, divisée en trois corps, se met en route le 1er juillet. Les hommes souffrent de la chaleur et les réserves d'eau sont vite épuisées. Saladin avait pris soin de faire combler les puits et d'empoisonner les trous d'eau. Sans jamais engager le combat, des cavaliers, les harcelèrent de tous côtés de leurs flèches, et ralentissent la marche. Cette tactique réussit si bien, qu'au soir du 3 juillet, Guy de Lusignan propose de rejoindre le village de Hattin où se trouve l'un des rares points d'eau. Mais Saladin devine le projet et lui barre la route. À la nuit tombée, les Francs sont obligés de bivouaquer parmi les pierres brûlantes, sur le sable desséché. Leurs outres sont vides. Toute la nuit, ils sont harcelés, et doivent veiller pour la troisième nuit consécutive
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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 06:54
Continuons à décrire la bataille d'Hattin

Ne pouvant laisser cet affront impuni, Saladin réunit un peu plus de 12 000 soldats à Damas, puis dès le mois de mars
assiège la citadelle de Kérak puis la citadelle de Shaubak, avant de se diriger vers Banias près de Tibériade. Les troupes musulmanes rencontrent par hasard une délégation de barons francs, qu'elles tuent ou font prisonniers.
De leur côté, les Croisés s’enlisent dans leurs querelles internes. En mars 1187, Raymond de Tripoli, fort de la trêve de 4 ans, signée avec Saladin, et sûr de son soutien, avait refusé de prêter hommage au nouveau roi de Jérusalem, Guy de Lusignan. Celui-ci, désireux de se débarrasser de son rival, qu’il accuse de complaisance envers les musulmans, se prépare à attaquer Tibériade, qui appartient à la femme du comte de Tripoli. Alerté, celui-ci conclu une alliance avec Saladin qui débloque la ville.
Le 30 avril 1187, conformément à leur alliance, Saladin demande à Raymond de Tripoli, de laisser ses éclaireurs faire une reconnaissance du côté du lac de Tibériade. Le comte, embarrassé, ne peut refuser. Il exige cependant que les soldats musulmans quittent son territoire avant le soir et ne s’en prennent ni aux biens, ni aux personnes. Le 1er mai, 7 000 cavaliers passent sous les murs de la ville. Le soir même, alors qu'ils font le chemin en sens inverse, ils rencontrent 150 chevaliers de l'Ordre du Temple qui ont attaqué une colonne près de Séfourièh (Saffouriya, au nord de Nazareth). C'est le massacre. Seuls trois d'entre eux parviennent à s'enfuir, dont le maître de l'Ordre du Temple: Gérard de Ridefort.
Suite à ce désastre Raymond se repent et met ses forces à la disposition de Guy de Lusignan. Le 24 juin, les Francs sont prêts. Ils ont réuni une grande armée constituée de 2 000 chevaliers (dont 1 200 chevaliers de l'Ordre du Temple et des Hospitaliers) et 13 000 fantassins. Ils sont soutenus par 40 000 mercenaires, en majorité musulmans, dont 2 500 cavaliers et 7 000 fantassins payés et armés par les templiers. En face, de nouvelles troupes ont rejoint Saladin qui dispose au total de plus de 60 000 soldats.

Nous continuerons mardi
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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 06:39
revenons sur cette histoire magnifique. 

Au début de notre histoire, Ogier est à 'Anglure en Champagne. Il habitele chateau de son père avant de partir en croisade. L'action se passe dans la seconde moitié du XIIe siècle. Ogier va accompagner son parent Renaud de Chatillon. Il lui faudra deux ans pour aller à Hattin.

Evoquons donc la bataille de Hattin :

Après le décès, à Acre, du jeune roi Baudouin V de Montferrat, âgé de 7 ans, le régent Raymond III de Tripoli est destitué, le trône de Jérusalem échoit à Guy de Lusignan, nouvel époux de Sybille, la sœur du roi Baudouin IV le Lépreux, décédé le 16 mars 1185 .
Fin 1186 ou début de 1187, Renaud de Châtillon, seigneur d'Outre-Jourdain et de Montréal, brise la trève en vigueur depuis près de 4 ans, entre Francs et Musulmans, en s'emparant d'une caravane, pourtant sous forte escorte, qui se rend du Caire à Damas. Il en massacre les hommes en armes et emprisonne les commerçants et les caravaniers dans sa citadelle de Kérak. Puis il attaque d'autres caravanes de pélerins allant à La Mecque, et projette même de détruire le lieu sacré de l'Islam.
Saladin (Salâh Ad-Dîn) essaie de se montrer patient et fait preuve de diplomatie, préférant se consacrer entièrement à la gestion de son pays. Son Empire est délabré par de nombreuses années de guerre civile entre seigneurs arabes et contre les Croisés. Il vient d'achever l’unification des Musulmans, et même la ville de Mossoul, qu’il a assiégée à plusieurs reprises, a signé la paix (en 1186). La trève, qu'il a personnellement signée avec Raymond de Tripoli, doit lui permettre de préparer le Djihad, et il estime que le moment de la rompre n'est pas encore arrivé. Il envoie donc des émissaires porteurs de messages d’indignation à Renaud de Châtillon, mais le somme de respecter la trêve, de relâcher les prisonniers et de restituer les biens saisis. Méprisant, Renaud, lui conseille de demander à Mahomet de venir les sauver.

La suite demain.
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