
À la journée du patrimoine
Porthos et Aramis se sont battus. Mais qui est ce Porthos.
Pour Dumas "
Porthos ... non seulement parlait beaucoup mais il parlait haut ; peu lui importait le reste, il faut lui rendre cette justice, qu'on l'écoutat ou non; il parlait pour le plaisir de
parler et pour le plaisir de s'entendre; il parlait de toutes choses excepté de sciences, excipant à cet endroit de la haine invétérée que depuis son enfance il portait, disait-on, au savant".
Il était moins grand qu'Athos, et le sentiment de son infériorité à ce sujet l'avait, dans le commencement de leur liaison, rendu souvent injuste pour ce gentilhomme qu'il s'était alors effacé de
dépasser par ses splendides toilettes.
Porthos remplissait l'anitichambre de M de Tréville et les corps de garde du Louvre du bruit de ses bonnes fortunes... et pour le moment, après avoir passé de la noblesse de robe à la
noblesse d'épée, de la robine à la baronne, il n'était question de rien de moins pour Porthos que d'une princesse étrangère qui lui voulait du bien."
Et c'est pour un beau mot sur Sa majesté qu'il va devoir affronter Aramis dont nous écrirons demain.
En France sous l'Ancien Régime, la
noblesse de robe rassemblait tous les nobles qui occupaient des fonctions de gouvernement et de justice, principalement dans la justice
et les finances. Ces personnes devaient, notamment dans le cas des juristes, avoir fait des études universitaires et donc revêtir la robe ou toge des gradués de l'université. Ils furent surnommés
robins, hommes de robe, et le groupe noble qu'ils formaient "noblesse de robe".
L'expression de "noblesse de robe" s'oppose à celle de "
noblesse d'épée", c'est-à-dire aux nobles occupant les traditionnelles fonctions militaire de leur groupe social. Souvent,
on rattache la noblesse de robe à la noblesse récente (créée depuis le XVIe siècle) et la noblesse d'épée à la noblesse d'extraction (c'est-à-dire sans trace d'annoblissement), mais ce rattachement
est parfois abusif.