C'est le blog de la troupe Du Rire aux Lames du club d'escrime de Cormeilles en Parisis
Le temps était sec et la chaleur excessive. Tout le monde campait, même le roi, qui couchait dans
sa « chambre de bois » a laquelle on avait ajouté « une manière de grand portique servant d’antichambre ou de chambre, dont la première est le cabinet du roi ». Vauban, charge des travaux de
préparation du siège, utilisa pour la première fois la technique des parallèles. De triples lignes de tranchées permettaient aux assaillants de s'approcher sans danger de l’objectif. Dans son
journal du siège de Maëstricht, il remarque que « la belle disposition des parallèles détourna le gouverneur de faire des sorties ».Les manoeuvres d’approche portèrent simultanément comme le
faubourg de Wijk, situe sur la rive droite de la Meuse, comme la rive opposée et comme les ouvrages défensifs des portes de Bruxelles et de Tongres.La plupart des combats allaient avoir lieu dans
le secteur situe entre la porte de Tongres et la rive gauche du Jecker, petite rivière qui traverse Maëstricht.Le samedi 16 juin, le roi fit défiler ses troupes tambours battant et trompettes
sonnantes.Le 18 juin au matin commença une violente attaque d’artillerie qui dura trente-six heures et assura la prise du fort Saint-Pierre, ouvrage défensif stratégique situe sur une colline à une
lieue environ de la ville, d'où l'on pouvait surveiller les allées et venues des ennemies. Le roi y installa son quartier général.