Overblog Tous les blogs Top blogs Sport Tous les blogs Sport
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

C'est le blog de la troupe Du Rire aux Lames du club d'escrime de Cormeilles en Parisis

Publicité

Le château de Coucy, jeu du dimanche 02/03/08

Ont gagné dans l'ordre Martine, Julie et Isabelle. Voici l'histoire du château issue du site pagesperso-orange.fr/chateau.coucy/indexfr.htm

Clovis fit don de Coucy et de ses environs à Saint-Rémi, évêque de Reims après la bataille de Soissons en 486.

Un premier château, une tour en bois avec une base de pierre, fut édifié vers 920 par l'archevêque Hervé désireux de protéger son territoire de Coucy contre les invasions.

La dynastie des Sires de Coucy commence en 1079 avec Enguerrand de Boves, héros de la première croisade, dont les descendants, durant trois siècles, feront trembler les plus puissants.

Son fils Thomas de Marle, célèbre par ses brigandages, soutint la commune de Laon lors de l'insurrection contre son évêque.

Enguerrand II répara les torts de son père, il fit édifier la chapelle de la basse-cour et mourut pendant la seconde croisade.

Raoul 1er mourut au siège de Saint-Jean-d'Acre en 1191 laissant ses trois fils se partager son domaine.

C'est à l'aîné, Enguerrand III surnommé «le grand», que l'on attribue le château actuel. Guerrier infatigable, il se signala à la bataille de Bouvines et lors des expéditions contre les Cathares. A partir de 1226 il participe à lacoucy-v01.jpg conspiration des grands seigneurs contre la régence de Blanche de Castille, mère du jeune Saint-Louis.

La légende prétend qu'il voulait prendre la couronne et que cet espoir déçu serait l'origine de la célèbre devise :"Roi ne suis,
ne prince, ne duc, ne comte aussi;
Je suis le sire de Coucy."

C'est probablement l'époque où il fit fortifier la ville, la basse-cour et le château.

Bâtisseur exceptionnel, on lui doit les châteaux disparus de Saint-Gobain, de Marle, de La Fère, de Folembray ainsi qu'un hôtel particulier à Paris. Après être revenu dans les bonnes grâces du roi, il mourut en 1242. Traversant une rivière près de Vervins, il tomba de cheval et s'empala sur son épée.

De nombreux évènements sillonnèrent la vie de ses descendants. Enguerrand IV, ayant fait pendre sans jugement trois jeunes nobles qui chassaient sur les terres de Coucy, fut jugé par Saint-Louis et condamné à une très forte amende.

Mais il faut attendre le dernier personnage de cette illustre lignée pour voir le château s'embellir à nouveau.

Celui-ci, Enguerrand VII, eut une vie exceptionnelle, petit-fils de l'archiduc d'Autriche, gendre du roi d'Angleterre, fidèle vassal du roi de France, il se distingua par ses expéditions militaires et diplomatiques à travers toute l'Europe et il transforma la vieille forteresse en un somptueux palais. Les rez-de-chaussée furent revoûtés pour supporter les nouveaux bâtiments résidentiels : la salle d'honneur, décorée par les statues de Preux, ainsi que le logis seigneurial où se trouvait la cheminée des Preuses. Ces embellissements sont caractéristiques de cette époque où le roi Charles V achève les travaux du Louvre et de Vincennes.

Enguerrand VII mourut en Turquie, après la bataille de Nicopolis, sans laisser d'héritier mâle.

En 1400, Louis d'Orléans frère de Charles VI et constructeur des châteaux de Pierrefonds et de la Ferté-Milon achète le domaine de Coucy pour compléter la défense de son duché du Valois.

Il fit achever les aménagements d'Enguerrand VII. Ce furent les dernières étapes de la construction médiévale, car le XVe siècle est une période de guerre.

Après l'assassinat du Duc d'Orléans en 1407, le château devient un enjeu dans la lutte entre Armagnacs et Bourguignons. Il est assiégé et pris plusieurs fois, en 1411 son premier siège dura trois mois mais la garnison se rendit avec les honneurs.

En 1498, devenant roi de France sous le nom de Louis XII, le petit fils de Louis d'Orléans fait passer Coucy dans le domaine de la Couronne, ce qui permit à huit rois de France d'hériter du titre de Sire de Coucy à leur avènement, faisant ainsi mentir la célèbre devise.

Vers 1540, nouvelle période de construction, François 1er y fait construire un logis Renaissance au-dessus de l'entrée et Henri II renforce les fortifications de la porte de Laon pour les adapter à l'artillerie.

C'est de cette époque que date la plus ancienne représentation graphique du château, on la doit à Jacques Androuet Du Cerceau, architecte qui réalisa vers 1576 un inventaire des demeures royales d'Ile de France intitulé "Les plus excellens bastiments de France".

Henri IV y réside probablement, mais c'est dans un hôtel particulier de la ville que sa maîtresse Gabrielle d'Estrées donne naissance à César, duc de Vendôme.

En 1652 pendant les troubles de la Fronde, le gouverneur du Duc d'Orléans refusa de remettre le château aux troupes royales. La place s'étant rendue après trois mois de siège, Mazarin décida le démantèlement de cette forteresse, devenue trop dangereuse pour le pouvoir royal. L'ingénieur Métezeau fit détruire les portes, la chemise ainsi que les voûtes des tours et du donjon, rendant désormais le château militairement inutilisable.

Abandonné, pillé par la population, transformé en prison à la Révolution puis en carrière de pierres jusqu'en 1829 où Louis-Philippe l'achète pour 6000 Francs et le sauve ainsi de la destruction totale.

Jusqu'en 1914 plusieurs architectes intervinrent pour sauvegarder les ruines. En 1856 le château devient définitivement propriété de l'Etat et Viollet-le-Duc fait consolider le donjon, ébranlé par un tremblement de terre.

Bien qu' il n'y eût aucun projet de reconstruction comme à la cité de Carcassonne ou au château de Pierrefonds, les ruines de Coucy et surtout son donjon deviennent à la fin du XIXe un haut lieu touristique, à seulement 2h30 de Paris par chemin-de-fer.

Survient alors la première guerre mondiale.

La région est occupée dès septembre 1914 par l'armée allemande, Coucy se trouvant à 12 km du front, devient siège de l'état-major et le château un lieu de visite pour hauts dignitaires allemands.
Le Kaiser Guillaume II y vient même deux fois!
Hélas, en mars 1917, lors de son repli stratégique destiné à gêner l'offensive française du chemin-des-dames, l'armée allemande dynamite le donjon et les 4 tours d'angle à l'aide de 28 tonnes d'explosifs. Destruction d'observatoires militaires ou mutilation barbare, nul ne chercha à savoir.

Cette destruction marqua tellement l'opinion publique, que les pouvoirs politiques décidèrent dès le mois d'avril 1917 de conserver les ruines "comme témoignage d'une barbarie".

A partir de 1923 la ville fut reconstruite et les dommages de guerre servirent pour déblayer les tours et consolider les murs, mais les débris du donjon furent laissés sur place.


source : http://pagesperso-orange.fr/chateau.coucy/indexfr.htm
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article