Les premiers traités semblent être nés dans les salles allemandes. Les textes des maîtres d'armes impériaux,

Johannes Liechtenhauser (1389), son commentateur du XVe siècle, Sigmund Ringeck (1440), le
souabe Hans Talhoffer (1482) font preuve d'une grande inventivité et utilisent une grande diversité de vocabulaires.
Ces registres recensent des coups de taille ascendants et descendants, revers, et estocs divers. Selon la distance de l'ennemi, les maitres recommandent de choisir entre trois merveilles, base de
l'enseignement germanique :
- l'estoc pour la longue portée,
- le coup destiné à couper l'ennemi en deux pour la portée moyenne et
- le coup de taille simple quand l'adversaire est trop proche.
Les auteurs classent généralement les mouvements de l'épée en fonction des directions des autres : Oberlau pour les coups vers le bas en diagonale ou verticaux, unterbau pour les coups vers le
haut, Zwerchau ou Mittelhau pour les coups horizontaux de la gauche vers la droite ou de la droite vers la gauche. Le Zerbhau désigne en outre les coups en diagonale et le Scheitelbau les coups
verticaux. Pour rendre encore plus complexe ce lexique les coups changent de nom selon qu'on les porte à telle ou telle partie du corps, selon qu'on les porte avec plus ou moins de force, ou selon
le tranchant qui frappe.