Pour rassurer les anciens partisans de la Ligue,
Henri IV favorise également l'entrée en France des jésuites qui pendant

la guerre avaient appelé
à l'assassinat du roi, crée une « caisse des conversions » en 159813. Il se réconcilie avec le duc de Lorraine Charles III et marie avec le fils de celui-ci, sa sœur Catherine de Bourbon. Henri IV
se montre fervent catholique -sans être dévot- et pousse sa sœur et son ministre Sully à se convertir (aucun d'eux ne le fera).
Petit à petit, la France doit être remise en état. La production agricole retrouve son niveau de 1560 en 1610. Le désir de paix est unanime : il favorise la mise en place de l’édit de Nantes, la
reconstruction, dans le Languedoc et le Nord de la France, a un effet d’entraînement sur toute l’économie.
La société reste cependant violente : les soldats congédiés forment des bandes organisées militairement qui écument les campagnes, et qui doivent être poursuivies militairement pour disparaître
progressivement dans les années 1600. La noblesse reste elle aussi violente : 4 000 morts par duel en 1607, les enlèvements de jeunes filles à marier provoquent des guerres privées, où là aussi le
roi doit intervenir.