SCENE PREMIERE de Roméo et Juliette
TYBALT, s'élançant,
l'épée nue, derrière Benvolio.
- Quoi ! l'épée à la main, parmi ces marauds sans coeur ! Tourne-toi, Benvolio, et fais face à ta mort.
BENVOLIO, à Tybalt. -
Je ne veux ici que maintenir la paix ; rengaine ton épée, ou emploie-la, comme moi, à séparer ces hommes.
TYBALT. - Quoi, l'épée à la main, tu parles de paix ! Ce mot, je le hais, comme je hais l'enfer, tous les Montagues et toi. À toi, lâche !
Tous se battent. D'autres partisans des deux maisons arrivent et se joignent à la mêlée.
Alors arrivent des citoyens armés de bâtons.
PREMIER CITOYEN. - À l'oeuvre les bâtons, les piques, les partisanes ! Frappez ! Écrasez-les ! À bas les Montagues ! À bas les Capulets !
Entrent Capulet, en robe de chambre, et lady Capulet.
CAPULET. - Quel est ce bruit ?... Holà ! qu'on me donne ma grande épée.
LADY CAPULET. - Non ! une béquille ! une béquille !... Pourquoi demander une épée ?
CAPULET. - Mon épée, dis-je ! le vieux Montague arrive et brandit sa rapière en me narguant !
Entrent Montague, l'épée à la main, et lady Montague.
MONTAGUE. - À toi, misérable Capulet !... Ne me retenez pas ! lâchez-moi.
LADY MONTAGUE, le retenant. - Tu ne feras pas un seul pas vers ton ennemi.
La phrase en
italique faisait partie de notre scène à Sartrouville...
escadron shakespeare