Il existe un témoignage des plus précieux, puisqu’il s’agit de celui d’un combattant anglais qui se trouvait précisément aux cotés du duc de Monmouth et de d’Artagnan en ce dimanche 25 juin
1973, le baron Alington de Killard.
T
out en rendant hommage
au courage de son chef, il souligne cependant son erreur tactique, que d’Artagnan tenta vainement d’empêcher et qui coûta la vie à celui-ci. Écoutons-le
:
« Après que le duc (de Monmouth) eut pris ses armes, il ne sortit pas à la place ordinaire, mais courut par-dessus le haut des tranchées, en face de notre ennemi. Ceux qui se trouvaient avec le duc
étaient M. Charles Obrien, M. Villars, les deux fils de lord Rockingham et le capitaine Watson, leur parent, sir Thomas Amstrong, le Capitaine Churchill, la capitaine Godfrey, M Roe et moi-même,
avec les deux pages du duc et trois ou quatre de ses serviteurs. »
« Ainsi marchions-nous avec nos épées à la main vers une barricade ennemis, où un seul homme pouvait passer à la fois. Il y avait M. d’Artagnan, avec ses mousquetaires, qui se conduisirent très
bravement. Ce « gentleman » était un des plus réputés de l’armée ; il voulut persuader le duc de ne pas rester à ses cotés, et comme il franchissait cet étroit passage, il fut tué d’un coup de feu
à la tête.
« Après quoi, le duc et nous passâmes, et là M Obrien reçut un coup dans les jambes. Les soldats prirent cœur à l’action, le duc les ramenant deux fois avec grand courage ; quand Sa Grâce jugea que
les ennemis commençaient à reculer, on obtint de lui qu’il se retirât dans la tranchée, pour mieux donner ses ordres quand l’occasion s’en présenterait. »