Le mot
garnement vient de la famille du verbe garnir qui contenait l'idée de protection. Protection à l'aide d'un vêtement, d'un équipement ou d'une habitation. Par une étrange mutation,
ce sens est venus s'appliquer à celui qui protégeait, en les faisant travailler pour son compte, des femmes de mauvaises vies. La Fontaine écrivait d'ailleurs "le peuple des souris croit qu'on a
pendu le mauvais garnement".
Le garnement était devenu un mauvais sujet, un voyou, un proxénète. Mais peu à peu le mot à perdu de sa force et il désigne aujourd'hui en enfant turbulent plutôt que dangereux.
Exemple de garniture du XVII siècle : La tapisserie qui garnit ce fauteuil
appartient à un modèle commandé par le marquis de Marigny, directeur des Bâtiments du roi, à la manufacture des Gobelins en 1757. Les dessins ont été donnés par Maurice Jacques, peintre de
fleurs de la manufacture. Plusieurs tissages suivirent celui à fond « « blanc bleuâtre » », réalisé pour le marquis de Marigny. En 1760 Madame de Pompadour en commandait un, « « fond blanc et
mordoré » » qui peut correspondre au rouge brique du contrefond présent sur le modèle de feuille de paravent.
Source du fauteuil garni "musée des Arts déco"