Au
matin du 4 juillet, la journée s'annonce encore plus chaude que la veille. De plus les Francs se trouvent sous le

vent. Saladin positionne ses troupes afin de bloquer
toute tentative de sortie, et fait mettre le feu aux broussailles. Le vent pousse la fumée et le feu vers les Croisés. Sans eau pour se rafraîchir, les Francs étouffent sous leur imposantes
cuirasses. Avec l'énergie du désespoir, ils mènent cependant des combats pour tenter de percer les lignes ennemies et de gagner les rives du lac de Tibériade.
Peu à peu, les Francs sont repoussés et contraints de se rassembler sur une élévation appelée les Cornes de Hattin, un piton basaltique dominant la plaine voisine. Raymond de Tripoli réussit à se
créer une sortie vers Séfourièh en emmenant avec lui le fils du prince d'Antioche, ses chevaliers et quelques barons syriens. Quelques détachements réussissent également à s'enfuir vers Tyr.
Le reste des forces défendent leur position élevée sur les Cornes de Hattin. Selon les récits des chroniqueurs la bataille est terrible, il y a beaucoup de morts, aussi bien côté croisés que côté
musulman. Çà et là agonisent des milliers de blessés enchevêtrés dans les cadavres des chevaux. La chute de la tente royale symbolise la défaite franque, alors que le roi et ses grands barons
parviennent à trouver réfuge dans la forteresse de Tibériade.